samedi 7 octobre 2017

Dernière minute : qui va payer l'addition ?


Cette semaine, le bilan du spectacle estival, a été présenté sous la houlette du maire de Lapalisse, rejeton esseulé de la défunte radicalie. Certes, la fréquentation fut en hausse mais pas assez pour équilibrer les comptes hors subventions européennes qui, en théorie, n'ont pas vocation à être utilisées de la sorte. Ce spectacle demeure une excellente initiative mais pour l'heure son modèle économique n'est pas viable. Qui va devoir payer l'addition ? Le contribuable local bien sûr...

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

samedi 23 septembre 2017

Naissance de la course à pied à Lapalisse

Les premières sociétés à caractère sportif furent crées à Lapalisse dans les années 1880-1890. Il s'agissait d'une société de Tir animée par l'armurier local Chatel et de La Patriote, une société de gymnastique animée par Paul Bonamour du Tartre, percepteur des Contributions Indirectes, ancien Saint-Cyrien. Mais la véritable naissance de l'esprit de compétition remonte à la Belle époque, entretenu par la lecture assidue des quotidiens et des illustrés d'alors. 

Voici le plus ancien témoignage retrouvé évoquant une course à pied dans notre ville (Le Républicain de Lapalisse, 5 mars 1905)
Dans le bulletin d'informations de l'AAL "spécial cinquantenaire", Joseph Liard, ancien jour et Président du club revenait sur la pratique de la course à pied à Lapalisse au tout début des années 1920 : "L'athlétisme y avait également droit de citer et les séances d'entraînement étaient assez fréquentées. La société ne possédait pas de terrain aménagé pour les courses à pied et celles-ci avaient lieu le plus souvent sur la route nationale où les bornes kilométriques servaient à repérer la distance à parcourir. Plusieurs réunions locales furent organisées qui obtinrent un joli succès. Parmi les As de l'époque, il convient de citer : Raymond Chabanne, Claudius Papon pour le 100 mètres, J.M Papon, Doriat, Riboulin pour le 400 mètres, quant aux courses de fond qui consistaient en un circuit Lapalisse-Saint-Prix et le retour par la route du Breuil, les meilleurs coureurs étaient Bardet, Driffort, Geneste. Quant aux concours, sauts, lancers etc... ils étaient un peu délaissés." 

Cependant, l'esprit multisports de l'AAL s'éteignit peu à peu : la pratique du rugby s'arrêta en 1922, ouvrant le long règne du football. La course à pied devint alors un entraînement complémentaire, pratiqué au gré des humeurs et de la forme physique des protagonistes. Faute d'un engouement local et d'installations adéquates , la pratique de l'athlétisme fut cantonné au rôle d'éveil scolaire. Il fallut attendre la fin des années 1960 et le début des années 1970 pour quelques audacieux se lancent, sous les regards médusés de la population, dans le cross-country. 

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com