dimanche 25 janvier 2009

Il y a trente ans sur nos petits écrans...

-


En janvier 1979, fut programmé pour la première fois sur TF1 le téléfilm Paris-Vichy (avec Sophie Desmarets, Danielle Volle et Jean-Pierre Aumont) réalisé par Anne Revel-Bertrand. Si l'action de cette comédie musicale se déroulait principalement dans la cité thermale, plusieurs scènes furent en revanche tournées au château de La Palice ainsi que dans notre ville. Les enfants de l'école primaire de l'avenue de la Gare furent même mis à contribution pour pousser la chansonnette, autour du jeune Thibaut (Philippe-Emmanuel Chaselas), dans une scène tournée dans un car scolaire.
_
S. HUG

samedi 24 janvier 2009

La commune libre de Montplaisir

Le quartier de Montplaisir apparut dans le paysage lapalissois durant les années 20 et 30 du siècle dernier. Favorisant ce que nous appelons de nos jours la "mixité sociale", la construction de bon nombre d'habitats dans ce nouveau quartier fut rendue possible grâce à loi Loucheur (1926) qui soutint l'accession à la propriété des ménages moyens. Dans l'euphorie de la Libération, naquit l'idée de créer une association festive, baptisée "la Commune libre de Montplaisir".



Article du quotidien La Liberté du 6 octobre 1946



Article du quotidien La Liberté du 17 janvier 1963

Organisant chaque année des bals, des concours de belote ou des soirées récréatives, la Commune libre de Montplaisir vécut jusqu'à la fin des années 60. Unique survivance de cette époque, un bal annuel, se déroulant au mois de juin, exista sur la place Jean Bécaud jusqu'au début des années 80.


On retrouvait invariablement au coeur de toutes les fêtes de la Commune libre de Montplaisir, l'orchestre de Louis Hug (1894-1970). Il s'agissait en fait d'une pure affaire de famille, puisque autour de cet alsacien venu s'installer à Lapalisse en 1926, prenaient place ses six enfants jouant chacun de plusieurs instruments (sur le cliché, de droite à gauche : André,Roger, Maurice, Madeleine, Rolande et Georges). Faisant vivre une petite affaire de bals-parquets, l'orchestre de Louis Hug anima dans le Pays lapalissois plus d'une fête et ceci jusqu'au tout début des années 60.
-
S. HUG

samedi 10 janvier 2009

Le Moulin Marin (Lapalisse)

-

Si l'histoire contemporaine du village du Moulin Marin, situé sur les bords de la Besbre à deux kilomètres en aval du centre de Lapalisse, est dominée par le destin de son moulin, son origine est en revanche liée à un site féodal, aujourd'hui entièrement disparu, la Motte des Noyers.
-

Un haut-lieu du Moulin Marin dans l'entre-deux-guerres : le café-épicerie Cantat

-

Au XIIe siècle, alors que le futur pays lapalissois se trouvait en position frontalière entre la Bourgogne, l'Auvergne et les possessions des sires de Bourbon, une famille brionnaise, Les Noyers, aménagèrent une motte féodale sur la rive gauche de la Besbre à environ 300-400 mètres en amont du site actuel du Moulin Marin. Cette motte servait alors à contrôler le gué, situé à ses pieds, qui permettait à l'antique voie romaine venant de Vouroux (Varennes-sur-Allier) de franchir la Besbre avant de prendre la direction de la Meignée.

La seigneurie de la Motte ne fut intégrée à celle de La Palice qu'en 1612. A cette époque, cette motte "fossoyée" supportait encore "deux corps de logis couverts de tuiles". En 1690, Bernard de La Guiche, seigneur de La Palice, fit don de la Motte et de la plupart des droits relevant de sa seigneurie aux religieuses de l'hôpital de La Palisse. L'acte précise d'ailleurs "qu'elles pourront, si bon leur semble, faire démolir l'ancien château dudit lieu de la Motte pour être employé aux réparations de leur couvent ou autrement, ainsi qu'elles verront bon être." Les religieuses gardèrent cette terre jusqu'à la Révolution, époque à laquelle elle fut vendue comme Bien national. Alors que les vestiges de la demeure seigneuriale furent peu à peu démantelés par les habitants des environs au gré de leurs besoins en matériaux de construction, la motte ne fut quant à elle totalement arasée que sous la Monarchie de Juillet.

Le paysage du Moulin Marin conserve tout de même de nos jours une ultime trace de cet aménagement féodal : un bosquet, parfaitement circulaire, situé entre une boucle de la Besbre et l'étang du Moulin Marin, marque encore l'emplacement de l'ancienne motte des Noyers.

Si la construction de l'actuel moulin remonte seulement au XIXe siècle, un autre moulin existait déjà aux XVIIe-XVIIIe siècles (et peut-être même bien avant). Cette construction, démolie en 1873 et d'origine seigneuriale, était située au confluent de la Petite Têche avec la Besbre, c'est-à-dire bien en amont du site actuel.

Le moulin que nous connaissons tous fut créé par un entrepreneur lapalissois, Etienne Dereure, qui fut l'un des tous premiers, au cours du XIXe siècle, à faire basculer notre ville dans l'âge du capitalisme moderne. Issu d'une vieille famille lapalissoise d'artisans et de commerçants, Etienne Dereure s'associa en 1834 avec son beau-père, Gilbert Boutin, afin d'acheter au Marquis de Chabannes, le moulin de la ville. La société Dereure-Boutin (les Moulins hydrauliques de Lapalisse) prospéra rapidement et finit par employer une dizaine de personnes. Grands manieurs d'argent, Dereure et Boutin créérent même, en 1850, une banque de prêt d'honneur, le premier établissement de ce type dans notre ville. Pour faire face à l'augmentation de la demande intérieure, Etienne Dereure décida, durant la décennie 1850, de construire une nouvelle unité minotière sur le site du Moulin Marin.
-
Le bief du moulin
Vue cavalière de l'ancien moulin Dereure (entête de facture B. Gamet)
-
L'affaire fut reprise à la fin des années 1860 par son fils, Emile (1834-1874), qui fut malheureusement victime, au début de la décennie 1870, du développement d'une première "mondialisation". En effet, l'afflux sur le marché national de céréales et de farines provenant des pays émergents de l'époque (Etats-Unis, Argentine, Australie) provoqua une baisse importante des revenus agricoles français et de l'activité des filières liées au monde des campagnes. Alors qu'Emile Dereure venait tout juste d'être élu conseiller général du canton de Lapalisse en 1871, ses affaires commencèrent à pérécliter. Ecarté du Conseil général de l'Allier au début de l'année 1873 pour absences répétées, Emile Dereure prit la fuite en avril 1873 pour échapper à ses créanciers. On repêcha son corps en décembre 1874 dans le Rhône, à la hauteur de Saint-Pierre-de-Boeuf.
-
Peu avant la Grande Guerre, un pont fut édifié sur la Besbre au pied du Moulin.
-
Le moulin fut ensuite sucessivement exploité jusqu'au lendemain de la seconde guerre mondiale par les familles Barnichon, Vincent et Gamet. L'activité minotière s'éteignit définitivement en 1950. Après un temps de latence, un potier d'art établit son atelier, au rez-de-chaussée du moulin, durant les années 70-80. Enfin, en 1988, les époux Lesme rachetèrent l'ancien moulin pour le transformer en un hôtel-restaurant désormais renommé.
-
L'Hôtel-restaurant du Moulin Marin
-
S. HUG

lundi 5 janvier 2009

DERNIERE MINUTE : l'INSEE vient de publier le chiffre de la population légale de Lapalisse

-
3217
-
C'est le nouveau chiffre de la population légale de la commune de Lapalisse d'après un décompte officiel réalisé en 2006. En 1999, la population lapalissoise s'élevait à 3332 habitants : la baisse enregistrée s'élève donc à 3.45 % alors que durant la période précédente (1990-1999) la baisse démographique avait été de 7.49 % (3332 h contre 3602). De prime abord, les chiffres sembleraient encourageants, mais si on les compare à ceux du département une réalité toute autre s'affiche. Alors qu'entre 1990 et 1999 le département de l'Allier avait perdu 3.63 % de ses habitants, durant la période 1999-2006, le Bourbonnais ne perdit que 0.4 % de sa population. Une bonne résistance pas seulement dû à l'attractivité et au dynamisme des trois grandes agglomérations (Vichy, Moulins et Montluçon) mais aussi à l'installation de néo-arrivants dans un bon nombre de communes rurales. SI Lapalisse reste en marge de ce phénomène migratoire, le vieillissement de notre population et le tassement, depuis six à sept ans, de notre bassin d'emploi, concourent également à cette déprise lapalissoise.
-
S. HUG