jeudi 27 janvier 2011

Revue de presse

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Le N°4 de l'excellente Gazette des Monts de la Madeleine vient de sortir. Retrouvez cette publication gratuite à l'Office de tourisme du Mayet-de-Montagne. Au sommaire, les charbonniers de la Madeleine, les fours à chaux et l'architecture rurale de la Montagne bourbonnaise.
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Sofy Matho, émailleur sur lave installée à Châtel-Montagne, vient de publier aux éditions CPE Les recettes bourbonnaises de ma grand-mère. Au-delà d'un simple livre de cuisine régionaliste, cet ouvrage richement illustré est une fenêtre ouverte sur un passé radieux, celui de l'enfance, dans lequel l'auteur nous invite à plonger au travers des mots et des images.
Retrouvez prochainement sur PALICIA une e-interview de Sofy Matho.
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mardi 18 janvier 2011

Chronique du haut de la palissade : immobilisme n'est pas stabilité.

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Qu’une majorité des internautes lapalissois soit convaincue de la fermeture prochaine du Lycée Antoine-Brun n’est pas une véritable surprise. Notre regard doit plutôt se porter sur la mobilisation des défenseurs de cet établissement. Il y a un an, lorsque j’ai lancé sur Palicia les toutes premières enquêtes d’opinion, plusieurs censeurs, présumés sensés, prétendaient que cette démocratie numérique n’avait aucune utilité. Mais voici qu’aujourd’hui ces mêmes personnes investissent le concept et s’en servent de caisse de résonance. Leur désarroi face à la fermeture annoncée du Lycée Antoine-Brun avait naturellement toute sa place dans la dernière enquête d’opinion que je vous ai proposée. Car fermeture il y aura. Beaucoup de nos concitoyens comptent sur l’actuel président du Conseil Général de l’Allier pour peser sur les discussions. Or, en mars prochain, la majorité de gauche conduite par Jean-Paul Dufrègne risque de changer de visage et le Parti communiste pourrait bien perdre, à l’occasion de ce renouvellement cantonal, la présidence de l’Allier. Il ne faudrait pas pour autant croire que la Droite soit en position de reprendre l’avantage dans notre département, l’air du temps voudrait plutôt que se soit l’un des amis socialistes du secrétaire fédéral Jean Mallot (celui-là même qui veut fermer le Lycée Antoine-Brun) qui hérite de la présidence bourbonnaise. Quoi qu’il en soit, j’invite les défenseurs du Lycée Antoine-Brun à s’armer de leur plus belle plume et à venir s’exprimer dans les colonnes de Palicia qu’ils semblent fréquenter à leur corps défendant. Quitte à me répéter, je considère pour ma part que le Lycée Antoine-Brun ne peut être raisonnablement sauvé qu’à la seule condition de le rendre attractif. Faute d'idées, à Lapalisse on continue à formuler des voeux et à frapper aux mauvaises portes... Conserver cette structure éducative en l’état est un non-sens, car l'immobilisme n’est pas gage de stabilité : à terme tout finirait par se déliter. Dans un département comme le nôtre où le nombre des exploitations agricoles a été divisé par quatre en l’espace de trente ans et où la part des moins de vingt ans est de moins en moins importante, tout conduit à centraliser autour de pôles performants l’ensemble des offres de formation à vocation rurale.
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S. HUG


samedi 15 janvier 2011

Madame de Sévigné hôte de Madame de Saint-Géran (septembre 1677)

Alors qu'elle se rendait en cure thermale à Vichy, la Marquise de Sévigné (1626-1696), rendit visite le vendredi 3 septembre 1677 à sa "bonne amie" la Saint-Géran (Françoise-Madeleine-Claude de Warignies - 1655-1733), femme de Bernard de La Guiche, seigneur de La Palisse. La célèbre épistolière profita de cette occasion pour passer la nuit au château de la Palice. Fidèle à son habitude, la Marquise adressa le soir même une lettre à sa fille, Madame de Grignan (1646-1705)

Madame de Sévigné

"Vous voyez bien ma très chère que me voilà à Vichy, c'est-à-dire j'y dînerai demain, comme je vous l'avais promis (...) Je suis ici dans le château de cette bonne Saint-Géran, qui m'a reçue comme sa fille. Vous y avez passé, ma fille, tout m'est cher à mille lieues à la ronde. Je suis à plaindre quand je n'ai pas de vos nouvelles, cela me fait une tristesse qui ne m'est pas bonne. Depuis Epoisses, il y a sept jours, cela est long. J'en espère, voilà ce qui me soutient."
Ayant pris le lendemain ses quartiers à Vichy, la Marquise de Sévigné revint dans une nouvelle lettre sur son séjour au château de La Palice :
"Je vous écrivis hier de La Palisse. J'y vis un petit garçon que je trouvai joli. Je suis sûre qu'il ressemble au vôtre, j'en jurerais. Son père qui est un gentilhomme de M. de Saint-Géran lui a appris à faire l'exercice du mousquet et de la pique, c'est la plus jolie chose du monde. Vous aimeriez cet enfant. Cela lui dénoue le corps, il est délibéré, adroit, résolu. Son père passe sa vie à la guerre. Il est convalescent à La Palisse et se divertit à rendre son fils en vrai petit soldat."
Après trois semaines de cure, Madame de Sévigné reprit le chemin de la Capitale le 25 septembre par Moulins, Cosne-sur-Loire et Gien.
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S. HUG

jeudi 6 janvier 2011

Les Fiefs du Bourbonnais : un livre fondateur.

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La parution en 1896 du premier tome des Fiefs du Bourbonnais est l’un des jalons les plus importants dans l’histoire culturelle du Pays de Lapalisse. Les Fiefs du Bourbonnais constituent tout d’abord un ouvrage fondateur, car pour la première fois des notables lapalissois, plume en main, parlèrent de leur région, de son passé et de son patrimoine. Influençant bon nombre d’érudits locaux (Antoine Hugon, Louis Brosse, l’Abbé Déret ou bien encore Pierre Brayer), il fallut néanmoins attendre près d’un siècle, et les travaux de l’excellent Dominique Chassenieux, pour que l’Histoire de notre Pays soit à nouveau racontée. Je dois bien avouer que ma première rencontre avec Les Fiefs du Bourbonnais contribua pour beaucoup à ma passion pour l’histoire locale. Ce fut chez Marcel Court, bibliophile et érudit lapalissois aujourd’hui bien oublié, que j’ouvris pour la première fois cet ouvrage. Je devais avoir quinze ou seize ans. Depuis j’y reviens sans cesse…

Les Fiefs du Bourbonnais, influencés par l'esprit romantique qui souffla sur notre province depuis la parution de L'Ancien Bourbonnais d'Achille Allier, sont le fruit de la collaboration entre Aubert de La Faige et Roger de La Boutresse. Né à Riom en 1855, fils d’un greffier de la Cour impériale, Genest Emile Aubert de La Faige (médaillon de gauche), fut formé au métier des armes à Saint-Cyr (1874) puis à l’Ecole de Cavalerie de Saumur (1876). En poste en Algérie puis en Tunisie, il fit ensuite l’Ecole de Guerre (1882), puis revint en 1883 en Tunisie pour participer à des opérations de pacification. Il quitta l’armée en 1889 peu après avoir obtenu le grade de capitaine et se retira à Barrais-Bussolles dont il devint maire peu après. Passionné d’histoire locale, il signa quelques articles dans la revue des Annales bourbonnaises ou dans l’Annuaire de l’Allier. Mais la rédaction des Fiefs du Bourbonnais demeura la pièce maîtresse de sa carrière d’érudit.
Roger de La Boutresse (photo de droite)naquit au Donjon en 1860. En 1879, suite à une grave infection pulmonaire, il dut interrompre ses études à Paris et rentra au Pays où il se fixa et vécut des revenus de ses terres et de sa propriété de Contresol. Maire de Varennes-sur-Têche pendant de longues années, il s’éteignit au Donjon en 1931. Cinq ans plus tard, les lecteurs découvrirent enfin le second tome posthume des Fiefs du Bourbonnais.





Les dessins à l'encre de Chine réalisés par Roger de La Boutresse donnent une étonnante profondeur au contenu de ce livre fondateur.

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S. HUG


HUGSTEPHANE@aol.com

mardi 4 janvier 2011

Exclusivité PALICIA - Maison de Santé : vers un scandale sanitaire ?

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Dans ma dernière chronique, je vous avais annoncé, sur un ton volontiers badin, que la com com avait dernièrement décidé de retenir une emprise située place Jean-Bécaud afin d'y accueillir la future Maison de Santé Pluridisciplinaire. Aujourd'hui, le temps n'est plus à la plaisanterie. En effet, après renseignements nous nous sommes rendus compte que l'emprise en question était en fait le vaste parking situé tout contre l'ancienne "Petite-Gare". Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes si le sous-sol de ce site n'était pas potentiellement fortement pollué sur une surface dont les pouvoirs publics devront déterminer l'étendue et la profondeur. En effet, certains Lapalissois se souviennent sans doute encore qu'en 1994 des écoulements d'hydrocarbures visqueux s'étaient produits en contrebas de cette place nécessitant à l'époque la sécurisation de la zone et l'intervention des services techniques de la Ville. Dans les mois à venir, la population lapalissoise devra donc se montrer extrêmement vigilante sur ce dossier et exiger, si le site est finalement confirmé, un bilan toxique du sous-sol et une dépollution complète de celui, suivie de la réalisation d'une chape de béton étanche. Affaire à suivre !
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S. HUG