mercredi 31 août 2011

Terre-mère


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En 1992, la Commission européenne prôna un étonnant retour à la jachère dans le cadre d'une nouvelle réforme de la PAC. Il s'agissait alors de "geler" 10 % des terres arables pour lutter contre les surproductions agricoles. Seize ans plus tard, cette politique fut révisée, laissant simplement aux agriculteurs le choix de continuer à mettre en jachère une partie de leurs terres pour favoriser la biodiversité environnementale : un pas de plus venait d'être franchi vers la nouvelle fonction sociale des agriculteurs, celle de "jardiniers des paysages ruraux".

Pourtant, pendant des siècles, la jachère eut une finalité tout autre : il s'agit de mettre au repos quelques parcelles pour permettre à la terre de se "refaire". Cependant, la jachère n'était en rien une friche, car elle recevait chaque année et à plusieurs reprises quelques opérations d'entretien permettant de nettoyer le sol et d'enfouir les plantes adventices. Au bout de quelques années, la jachère était "défoncée" par un puissant attelage (comme celui immortalisé par Charles Jeannot, photographe lapalissois, au début du XXe siècle sur les terres du Petit-Champagne à Saint-Prix), avant d'être remise en culture. Les dernières pratiques à grande échelle de la jachère ancestrale disparurent du Bourbonnais au début des années 1960, laissant place à l'utilisation généralisée des engrais chimiques.


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Ce cliché de Charles Jeannot est actuellement conservé au Musée rural de Montaigu-le-Blin.


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S. HUG



Le docteur Brisson : entre raison et croyances populaires

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Antonin Brisson naquit en 1858 au Breuil où son père était huissier. Après des études au petit séminaire d'Yzeure, il fit sa médecine à Paris, puis son internat à l'Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand. Docteur en 1883, il vint s'établir peu de temps après à Lapalisse où il ouvrit un cabinet avenue de la Gare et prit en charge l'Hôpital de la ville. Mobilisé en 1914, il fut médecin-chef sur le Front jusqu'en août 1916. Fragilisé par une dysenterie, Antonin Brisson fut alors nommé à l'Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand puis à l'Hôpital de Vichy où il exerça jusqu'en 1919. Le docteur Brisson décéda à Lapalisse le 27 février 1927.






L'unique ouvrage du Docteur Brisson, En Montagne bourbonnaise, Moeurs et Coutumes, paru en 1911 peut être appréhendé de deux façons différentes. De prime abord, il s'agit d'une étude ethnologique décrivant avec précision les pratiques ancestrales des Montagnards relevant à la fois de la magie blanche et de la magie noire. Mais au fil des chapitres, le lecteur prend conscience que cet ouvrage est également une ode à ce pays et à ses bonnes gens. Antonin Brisson écrivait ainsi : "J'aime ce coin de terre parce que j'y suis né, que j'y ai vécu. Ma profession, pendant vingt-cinq ans, m'en a fait parcourir les chemins, les sentiers, elle m'a fait pénétrer aussi dans bien des intérieurs, connaître nombre de ses habitants, don beaucoup ont été mes clients, quelques-uns mes amis, et pour les uns et les autres j'ai été le témoin de quelques joies, mais aussi souvent le confident de bien des peines. On n'est pas ainsi mêlé à l'existence des gens sans apprendre leur manière de vivre, sans étudier leurs moeurs et leurs caractères. Aujourd'hui que ma santé m'oblige à déserter mon poste, quand la neige ou les giboulées viennent fouetter mes vitres, malgré moi, au coin du feu, je pense à toutes les intempéries que j'ai subies, et aussi à tout ce que j'ai vu et entendu au cours de ma carrière. Dans des rêveries prolongées, au milieu de la fumée de ma cigarette passent et repassent dans ma mémoire les remarques faites, les observations prises, les souvenirs recueillis. Je les ai jetés sur le papier, sans autre but, tout d'abord, que de fournir à mon esprit une nouvelle occupation. Puis j'ai pensé que les anciens, en les parcourant auraient peut-être quelque plaisir à se rappeler une époque pour eux déjà lointaine. Quant aux jeunes, si ces usages que j'essaie de décrire et qu'ils qualifieront de surannés, si ces anecdotes et ces légendes que je conte pouvaient amener sur leurs lèvres un sourire, à ma plume inexpérimentée ce serait un encouragement."


S. HUG

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mardi 30 août 2011

Un enfant méconnu de Lapalisse : l'organiste Emile Bourdon


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Né à Lapalisse en 1884, Emile Bourdon était le fils d'un Receveur particulier des Contributions Indirectes en poste dans notre ville. Dès sa plus tendre enfance, Émile Bourdon montra des dons évidents pour la musique. Il composa à l'âge de douze ans un « Quatuor à cordes » qui fut joué à la salle Pleyel à l’initiative de Charles-Marie Widor qui confia alors le jeune prodige à Louis Vierne, organiste de Notre-Dame de Paris. En 1910, gravement malade, il dut être admis pendant cinq années dans un sanatorium suisse et vivre ensuite, cinq autres années, sans orgue et sous la douceur méditerranéenne. Pour renouer avec la musique, Charles-Marie Widor et Marcel Dupré équipèrent la cathédrale de Monaco d’un orgue dont Bourdon devint titulaire en 1922, poste qu’il occupa jusqu’en 1968, année où René Saorgin lui succéda. De surcroît Widor et Dupré firent publièrent chez Leduc ses « Dix pièces pour orgue op. 7» en 1921. Lemoine édita quant à lui ses « Dix nouvelles pièces pour orgue » en 1952.



En 1956, Emile Bourdon composa un Cortège nuptial, Op. 38, dédié à S.A.S. le Prince Rainier III et à la Princesse Grace de Monaco, à l'occasion de leur mariage en la Cathédrale monégasque le 19 avril 1956. Cette oeuvre, qu’Emile Bourdon avait jouée à l’issue de la messe de mariage, ne fut malheureusement jamais publiée.
A sa mort en 1974, Emile Bourdon laissa dans sa maison de Beausoleil, près de Monte-Carlo, une œuvre manuscrite importante : pièces pour orgue, musique de chambre et orchestrale riche et variée. Louis Sauvé, neveu du compositeur, créa en 1998 l’ « Association Émile Bourdon » ayant pour but de promouvoir son héritage musical. On commença peu à peu à rejouer du Bourbon à Notre-Dame de Paris, à La Madeleine, en l'église de La Trinité, à Saint-Thomas d’Aquin, à Saint-Germain-en-Laye, en Allemagne et aux Etats-Unis. On découvrit le « Final en ré », l’ « Élégie à la mémoire de mon Maître Louis Vierne » et l’ « Andantino religioso » pour orgue et violoncelle qui, après Paris et Mayence, fut joué aux Etats-Unis. En septembre 2004, un récital à Monaco consacré uniquement aux œuvres d’Émile Bourdon fut donné par Michel Milhères dans une cathédrale comble.



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Remerciements à Marc Giacone, organiste monégasque, élève d'Emile Bourdon.


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S. HUG



HUGSTEPHANE@aol.com

vendredi 26 août 2011

LES CARNETS DE BORVO : le Val de Besbre

La Besbre, rivière de 98 kilomètres de long, coule dans la partie orientale du Bourbonnais. Elle prend sa source dans le massif du Montoncel (point culminant du département de l’Allier) et se jette dans la Loire sur la commune de Diou. On peut distinguer deux parties sur le cours de la Besbre. De sa source à Lapalisse, soit sur la première moitié de son cours, il s’agit de la Haute Besbre qui passe de 1200 m d’altitude à 300 m d’altitude. Dans cette partie de son cours, la Besbre traverse différents sols primaires et empruntent des gorges souvent très encaissées. De Lapalisse à sa confluence avec la Loire, il s’agit du cours moyen de la Besbre, cette rivière coule désormais sur des terrains sédimentaires du tertiaire et du quaternaire et s’étale lentement dans une vallée de plus en plus large. La Besbre passe seulement de 300 m d’altitude à 200 m d’altitude en 40 kilomètres.


Le Val de Besbre correspond justement au cours moyen de cette rivière. Alors que la vallée de la Besbre présente une remarquable homogénéité physique, environnementale et rurale (une vallée alluviale, verdoyante et bocagère avec un bourg tous les cinq-six kilomètres), ce territoire ne possède pas d’unité politique. Terre votant traditionnellement à gauche, le Val de Besbre est partagé entre trois communautés de communes : Pays de Lapalisse (http://www.cc-paysdelapalisse.fr/), Varennes-Forterre (http://www.cc-varennesforterre.fr/) et Val de Besbre-Sologne (http://www.valdebesbre.com/). Ce territoire a en effet fort mal négocié au début des années 2000, le virage de l’intercommunalité active (en 2001, la première mouture de la com com du Val de Besbre a littéralement éclaté sous l’action de querelles intestines, passant alors de 28 membres à seulement 16 : Chaveroche, Jaligny-sur-Besbre, Châtelperron, Saint-Voir, Thionne, Saint-Léon, Liernolles, Monétay-sur-Loire, Saligny-sur-Roudon, Pierrefitte-sur-Loire, Vaumas, Mercy, Saint-Pourçain-sur-Besbre, Diou, Dompierre-sur-Besbre et Beaulon, soit près de 12 000 habitants). Les réalisations de la Communauté de communes du Val de Besbre sont pour l’heure encore limitées (création de quatre zones d’activité, relais d’assistantes maternelles, opérations de rénovation de l’habitat, conservation et valorisation du patrimoine rural notamment de l’architecture à pans de bois).


Au point de vue démographique, le territoire du Val de Besbre a subi, à l’image de la plupart des zones rurales du département de l’Allier, une profonde déprise. L’agriculture y occupe encore 13 % des actifs (primauté de l’élevage bovin). Le principal bourg-centre est Dompierre-sur-Besbre (3 300 habitants contre 4 100 au milieu des années 1970). Cette petite ville (mairie-dsb.fr) offre tous les services de proximité aux populations des campagnes environnantes (supermarchés, commerces, médecins, notaire, administrations, enseignement secondaire, cinéma…). La municipalité de François Colcombet (maire de la ville entre 1995 et 2007) créa en 2001 une résidence d’artistes dans une ancienne tuilerie.
Le second bourg-centre, est celui de Jaligny-sur-Besbre (700 habitants), situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Dompierre. Jaligny se bat pour maintenir ses services de proximité (supérette, commerces, médecins, un collège), mais possède une aire de rayonnement extrêmement limitée. Jaligny-sur-Besbre est surtout célèbre pour sa foire aux dindes qui se déroule au début du mois de décembre (créée en 1950 – aujourd’hui environ 1 000 à 1 500 dindes sont présentées lors de chaque réunion contre 8 000 dans les années 70).


Au point de vue économique, le Val de Besbre est dominée par le parc animalier et d’attractions du PAL (http://www.lepal.com/) , implanté sur la commune de Saint-Pourçain-sur-Besbre. Créé en 1973 par André Charbonnier (1929-1981), l’affaire fut ensuite reprise par son gendre, Arnaud Bennet. Le Pal occupe 23 hectares dont 17 réservés à la présentation de 500 espèces animales. Les premières attractions furent installées en 1981. Aujourd’hui, plus de 30 attractions sont proposées aux 400 000 à 500 000 visiteurs annuels (1er site touristique d’Auvergne et 5eme parc d’attraction français). Le Pal emploie en saison jusqu’à 220 personnes.
Alors que durant les années 1970 et 1980, le Val de Besbre était une région bien positionnée en terme de promotion touristique (création d’un Syndicat Mixte d’Aménagement Touristique de la Vallée de la Besbre en 1982), ce territoire peine actuellement à coordonner l’ensemble des offres touristiques proposées par les différents acteurs du développement local (visite de châteaux, maison aquarium de la Besbre à Jaligny, Préhistorama à Châtelperron…) et à retenir une partie du flot des visiteurs du Pal.
Le principal pôle industriel du Val de Besbre est constitué par la fonderie PSA de Sept-Fons (implantée sur la commune de Dompierre-sur-Besbre, cette affaire familiale fut créée en 1919 avant d’être intégrée en 1960 dans le groupe SIMCA, puis dans le groupe Chrysler France en 1970 et enfin dans PSA en 1978). Cette fonderie fournit au groupe automobile 130 000 tonnes de pièces brutes en fonte avant usinage et emploie 700 personnes, auxquelles il faut rajouter les 200 emplois indirects générés par la nébuleuse de PME travaillant avec elle.
Au point vue identitaire, le Pays Jalignois est dominé par la figure de l’écrivain René Fallet (1927-1983) qui résidait chaque année à Thionne et avait ses habitudes à Jaligny. L’association Agir en Pays Jalignois vit le jour en 1989, six ans après la disparition de René Fallet. Cette association se donna pour but de faire vivre la mémoire et l’œuvre de l’écrivain en décernant, à partir de 1990, un Prix René-Fallet à l’auteur d’un premier roman en langue française. Un lieu dédié à la mémoire de l’écrivain « anarchiste tendance Beaujolais » est également en projet depuis quelques années. En décembre 2014, la médiathèque communautaire "Les Pieds dans l'eau" a ouvert à Jaligny-sur-besbre et en grande partie dédiée à Fallet. A signaler enfin, le remarquable travail local de la maison d’édition Des Figures et des Lieux créée en 2001.


S. HUG


samedi 13 août 2011

De l'affaire privée à la rébellion : la révolte des Pions à Lavoine (1764)

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La révolte des Pions est un événement fondateur de l’identité de la Montagne bourbonnaise qui a tout d'abord fait l’objet de plusieurs complaintes populaires, puis, à partir du XIXe siècle, de nombreuses études érudites. Cette révolte met en lumière la force des liens familiaux qui structuraient les communautés paysannes d'autrefois, mais aussi les difficultés de l'administration royale qui, tout en essayant de gagner du terrain sur les justices seigneuriales, se trouvait à la peine lorsqu'il s'agissait d'encadrer des territoires marginaux.



Un dénommé Albert Barraud, demeurant au village de Bêchemore (La Guillermie), avait emprunté une somme modique au sieur La Caille, procureur à Moulins. N’arrivant à pas recouvrer l’argent en question, le sieur La Caille intenta une action en justice. Le 2 janvier 1764, Jacques Sayet, huissier au Mayet, assisté d’Antonin Dumas et Gilbert Piat, tous deux recors, se rendit à Bêchemore. Les trois hommes furent accueillit par les sœurs d’Albert Barraud qui n’hésitèrent pas à jouer du bâton. Gilbert Piat, grièvement touché à la tête, décéda des suites de ses blessures deux semaines plus tard. Le 29 janvier, l’une des deux sœurs Barraud, Marie, fut appréhendée et incarcérée dans les prisons de Ferrières. La seconde, Antoinette, réussit quant à elle à s’enfuir dans les bois. Pour respecter la procédure d’instruction, quelques jours plus tard, Marie Barraud fut transféré au siège de la justice de La Guillermie dont dépendait le village de Bêchemore. Une quarantaine d’hommes en armes tendirent une embuscade sur le trajet : deux cavaliers de la maréchaussée furent blessés, mais Marie était libre. L’affaire venait de prendre une nouvelle dimension. Il s’agissait désormais d’une véritable insubordination. Le 22 mars 1764, trois brigades de maréchaussée et trois compagnies de grenadiers cernèrent le village des Pions. Le lendemain matin, au point du jour, l’assaut fut donné. Seize villageois furent arrêtés, alors que le procureur de la Sénéchaussée réclamait trente-trois prévenus : une bonne partie d’entre eux avait donc trouvée refuge dans les bois.






Avant tout paysans, les Pions s'étaient également lancés dans l'eploitation et le commerce du bois du massif des Bois Noirs depuis vraisemblablement le XVe siècle.



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La sentence tomba le 20 septembre 1764. Cinq Pions (Gilbert Pion-Basmaison, Claude Fradin, Antoine Pion, Laurent Barraud et Simon Devernois) furent condamnés à mort, Simon Devernois fut envoyé aux galères marqué du signe GAL, dix autres furent condamnés simplement à assister aux exécutions capitales et les douze fugitifs furent condamnés à être pendus en effigie Place d’Allier à Moulins. Tous les biens des condamnés furent par ailleurs confisqués au profit du seigneur de La Guillermie.



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S. HUG




vendredi 12 août 2011

LES CARNETS DE BORVO : le Pays donjonais.

Le Donjonais figure parmi les zones du Bourbonnais les plus touchées par la désertification rurale (15 habitants/km2). En vingt ans, cette région située à l’est du département de l’Allier a perdu plus de 20 % de sa population (6 200 habitants en 1982 – 5 000 en 2006). Le vieillissement de la population s’y fait cruellement sentir. Ainsi, un tiers des habitants du Donjon (1123 habitants), chef-lieu de canton, ont plus de 65 ans. Face à cette problématique, la municipalité a lancé en 2006 le projet d’une Maison médicale pluridisciplinaire (la première du département, inaugurée à l'automne 2010). Le Donjon possède encore toute une gamme de commerces de proximité, un groupe scolaire et un collège, mais le recul des services publics est ici une réalité. Ainsi, la Trésorerie est désormais rattachée à celle de Lapalisse et ne fonctionne plus que sous la forme de quelques permanences hebdomadaires.
En décembre 2001, la Communauté de communes du Donjon-Val Libre (
http://www.donjonvallibre.com/) fut créée grâce à l’énergie de Jacques Cortez (PS), maire du Donjon de 1989 à 2008 et conseiller général du canton de 1982 à 2008. Il est intéressant de noter que ce pays, votant majoritairement à gauche, préféra choisir une appellation révolutionnaire et jacobine (le Val Libre étant le nom de la commune du Donjon durant les années révolutionnaires) plutôt que de prendre celle de Basses-Marches du Bourbonnais qui désigna à partir du XIIIe siècle la vingtaine de paroisses situées entre les Monts de la Madeleine et la Loire qui constituait une zone tampon entre les possessions des Ducs de Bourbon et le Duché de Bourgogne. Cette lecture politique est renforcée par le choix patrimonial d’honorer la mémoire des républicains donjonais (Honoré Préveraud, Georges Gallay, le médecin de Nolhac, le pharmacien Pélassy, les trois frères Terrier…) qui s’insurgèrent les 3 et 4 décembre 1851 contre le Coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte et marchèrent sur la sous-préfecture de Lapalisse avant d’être mis en déroute par les partisans de l’ordre. Cette com com regroupe quatorze communes : Avrilly, Le Bouchaud, Le Donjon, Le Pin, Lenax, Loddes, Luneau, Montaiguet-en-Forez, Montcombroux-les-Mines, Neuilly-en-Donjon, Sorbier, Saint-Didier-en-Donjon, Saint-Léger-sur-Vouzance et Varennes-sur-Têche. Au Total, 4 600 habitants. Une seule commune du canton du Donjon, Chassenard (900 habitants), faisant partie de l’agglomération de Digoin (Saône-et-Loire), préféra rejoindre la com com de Digoin-Val de Loire dès 1999.
Les réalisations de la Communauté de communes du Donjon-Val Libre sont encore limitées. Citons, surtout la création d’une zone d’activité des Bernards, sur la commune du Donjon et la création d'un Relais des Services Publics inauguré en octobre 2010.



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S. HUG



samedi 6 août 2011

Chronique du haut de la palissade : les sept questions absentes du jeu des 1 000 euros

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Le lundi 8 août, le très désuet Jeu radiophonique des 1 000 euros a fait étape à Lapalisse. Au pays des vérités verrouillées, voici les sept questions qui ne seront pas posées aux candidats, pensée unique oblige :


1- Catégorie économie : que faire de la manne financière générée par l'exceptionnelle activité touristique de Lapalisse ?

2- Catégorie Grands Travaux : où trouvera finalement place le projet de Maison de Santé Pluridisciplinaire ?

3- Catégorie Arts divinatoires : que faire à partir de fin 2012 des bâtiments définitivement vides du Lycée Antoine-Brun ?


4- Catégorie Héros d'aujourd'hui : à quand à Lapalisse l'inauguration d'une place Stéphane Hessel ?

5- Catégorie ésotérisme : pour quelle raison cet hiver à Lapalisse quelques belles flambées ont été allumées à l'aide d'exemplaires de l'ouvrage Mille ans au pied du château ?


6- Catégorie oenologie : pour quelle raison le vin de Saint-Pourçain se marie-t-il très mal avec l'eau de la Besbre ?


7- Catégorie ornithologie : pour quelle raison les corbeaux de la Besbre ont-ils plus de voix en hiver ?


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S. HUG