mardi 31 juillet 2012

Roland Gyptis : une quête de liberté.

Au-delà des permanences qui font trop souvent de la ville, du village ou de la rue d'autrefois autant d'espaces immobiles, l'historien se doit d'animer son récit en repérant dans la foule des visages perdus les individus qui par leur genre de vie, leurs passions ou leurs actions furent en leur temps soit à l'avant-garde de la modernité, soit les "derniers Mohicans" d'un passé révolu.

Dans les années 1950-1960, une femme, Mme Saule-Combret, éprise de liberté, éveilla à plus d'un titre la curiosité de la population lapalissoise.

Cette institutrice divorcée puis remariée (ce qui constituait en soi un affront jeté aux visages de la société et de la République bien pensantes de l'époque) avait fait sienne le pédagogie active d'Henri Freinet qui cherchait notamment à épanouir l'enfant au travers d'expériences menées dans l'environnement local. Ainsi, Mme Saule-Combret intégra-t-elle pendant de longues années dans la semaine de travail de son Cours Élémentaire de Première année, la culture d'un jardinet expérimental situé à l'entrée du stade municipal. Alors qu'il était d'usage à l'époque de punir ceux et celles qui ornaient leurs cahiers de "pâtés", Mme Saule-Combret préférait quant à elle rajouter quelques pétales aux plus belles tâches que lui réservaient ses corrections afin de les transformer en d'improbables fleurs violettes ou bleues.

Au nom de sa liberté, cette femme de gauche, fut la première à oser arpenter les rues de Lapalisse en short sous l'oeil goguenard des mauvais coucheurs. Mais ce fut au travers de la poésie et sous le pseudonyme de Roland Gyptis que Mme Saule-Combret mena à sa façon cette quête de liberté qui animait toute la société française de l'après-guerre. Evoquant tout aussi bien l'enfance que l'érotisme, Roland Gyptis immortalisa dans son recueil Toile d'araignée, paru en 1948, le souvenir des déportés lapalissois :


Ils étaient quatre camarades...

Est-ce sur les bancs de l'école
Où les clouaient verbe et dictée,
Est-ce en courant par la campagne
Galopins maraudeurs de nids,
A la baignade du dimanche
Qu'ils sont devenus des amis?

Ils étaient quatre camarades...

Est-ce plus tard où dans les bals
Les appelaient les belles filles,
Dans les fantasques équipées
Dont on ne dit rien aux familles,
Est-ce au régiment d'avant-guerre,
Soldats pour rire et bons copains?

Ils étaient quatre camarades...

Non, -1e malheur les a fait frères.
Ils étaient quatre déportés,
Quatre beaux gars sains et virils
Qu'on emmena pour les dompter,
Quatre Français de bonne sorte,
D’âges divers et de cœur grand.

Ils étaient quatre camarades...

De la milice à Buchenwald
Ils ont connu tout le calvaire:
Les coups, la faim, les durs travaux,
L'ennui, les coups, la maladie,
La faim, les coups et l'insomnie...
Unités du troupeau martyr

Ils étaient quatre camarades...

La faim, les coups, les durs travaux,
L'entassement des agonies...
Leur vie à tous se défaisait
Comme un tissu que le temps ronge,
Mais ils voulaient revoir la France,
Et leur courage restait grand.

Ils étaient quatre camarades...

Vint le jour où dans la déroute
L'Allemand jeta sur la route
Attelée à tous les camions
La cohorte des morts-vivants.
Allez! Tirez, poussez, bagnards!
L'espoir est né... mais c'est bien tard!

Ils étaient quatre camarades...

Ils l'ont porté pendant trois jours,
Le premier qui tomba de peine',
Mais trop faibles, trop las eux-mêmes
Dans le véhicule maudit
Ils l'ont laissé monter…O mères !
O femmes! pleurez, pleurez-les!

Ils étaient quatre camarades.

C'est en pleurant qu'ils l'ont quitté
Fusillé comme un chien qui gêne,
Pantelante dépouille humaine
Jetée au rebord du fossé,
Seul, tout seul, parmi des milliers,
Des milliers de morts sur la route...

Ils étaient quatre camarades...

L'un après l'autre ils sont venus
Tous les trois qui se croyaient libres,
Spectres qu'à peine on voyait vivre,.
Ils sont venus, mais pour mourir,
En appelant dans leur délire
L'ami, le frère assassiné.

Ils étaient quatre camarades...
.
Quatre héros, quatre martyrs,
Combattants tombés pour la France,
Quatre gars de la Résistance,
Morts pour préparer l'avenir,
Et nos enfants iront fleurir
Quatre souvenirs sur trois tombes.

Ils étaient quatre camarades...

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S. HUG

lundi 30 juillet 2012

1719 : Gilles Brunet d'Evry, seigneur de La Palice inaugure un concours de tir

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Le 25 juin 1719, "à l'issue des vespres de la chapelle du château", Gilles Brunet d'Evry instaura un concours de tir conçu pour "entretenir ses sujets et vassaux dans l'exercice des armes et principalement la jeunesse dans ses terres et seigneuries." Ce concours devant se tenir à l'avenir "tous les premiers d'hymanche après la feste de Saint Jean Baptiste", fut tiré "avec fusils et armes non travaillées, ny carabines, chargées a balle seulle au but et a distance de quatre vingt pas raisonnables de l'endroit où sera posé le prix". Le prix de soixante livres consistait justement en deux tasses d'argenterie gravées aux armes du seigneur de La Palice. La cible (appelée à l'époque, la grille) était disposée sur un panneton également surmontée des armes de Gilles Brunet d'Evry. Pour moraliser le concours, le seigneur de La Palice décida que "surtoutes choses, voulons et entendons que dans l'exercice de ledit prix, il ne soit juré, ny blasfemé en manière quelconque, surtout le nom de Dieu, à peine pour chaque contrevenant de soixante sols d'amande pour le moindre jurement et de vingt quatre heures de prison dans celle du chasteau dudit Lapalisse pour celuy qui aura juré le nom de Dieu."
Ce 25 juin, quarante-cinq tireurs se disputèrent les deux tasses d'argent. Le vainqueur fut un certain Claude Rivière, sieur de la Fétière, receveur des Traites au bourg de Saint-Martin-d'Estreaux, le second, fut Laurand Vieillard, maître serrurier de la ville de La Palisse.
Pour la petite histoire, ce 25 juin au soir, le sieur de Saint-André, capitaine du château, ne signa aucun billet d'écrou...
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Rare exemple iconographique d'un papegai (concours de tir) au XVIIIe siècle - AM Rennes.
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S. HUG

dimanche 22 juillet 2012

Rencontre avec celles et ceux qui font le Bourbonnais : Le Pot de Terre.

 Créé en 2008 à Saint-Pourçain, Le Pot de Terre, est le journal le plus impertinent du Bourbonnais. Tiré à plus de 650 exemplaires, ce mensuel est présent sur la Toile depuis janvier dernier. Rencontre avec son équipe rédactionnelle qui n'a de cesse de faire triompher la vérité et le bon droit. 
Notez par ailleurs qu'à partir du mois prochain, vous pourrez retrouver, des Chroniques du haut de la Palissade inédites dans les pages du Pot de Terre, en vente à l'espace presse de l'Intermarché lapalissois au prix de 1.20 euro. 



1- Quid de la genèse du Pot de Terre ?

Tout est arrivé par la rencontre de quelques esprits en mal d’activité et d’expression qui se sont un jour trouvés confrontés à ce qu’ils ont estimé être une injustice absurde, technico-administrativo-policière ridicule, et qu’ils ont décidé de tourner en dérision. Il en est né une association éditrice du petit journal qu’on connaît aujourd’hui dans les milieux bien informés !

2- Pouvez-vous nous présenter l’équipe du Pot de Terre ?

Eh bien pour faire simple, je reprendrai simplement, en l’enrichissant, la présentation de l’équipe telle qu’elle apparaîtsur notre site :
Michel : le directeur de publication avance au radar jusqu’à ce qu’il déniche la bonne info, celle qui va faire du bruit, et enfin le réveiller. Porte un intérêt prononcé et suspect pour la responsable aux finances du journal, incapable de comprendre sans doute que son âge canonique constitue un handicap rédibitoire. Cheville ouvrière de la rédaction autant que de la fabrication du canard. Ancien de la presse quotidienne régionale (Le Progrès de Lyon), connaît bien son sujet.
Rodger’s : remplit parfaitement son rôle de ‘‘vieux’’ du groupe, en se faisant ronchon aux heures tardive des réunions du comité de rédaction.
Jacques : notre rédacteur en chef ne jure que par la ouatte ; c’est la ouatte qu’il préfère... 500 ouattes par-ci, 2000 ouattes par là... Avec Jacques, forcément, le Pot de terre est au courant de tout ! Féru d’inventions, ilest un vrai Géo Trouve-tout.
Valérie : la plus petite de la rédaction (on a des preuves en photo) n’en est pas moins pour autant la plus ‘‘grande gueule’’. On n’a pas la preuve, mais on suppose simplement que Dieu, dans sa grande bonté, a voulu compenser un handicap. C’est peut-être pour ça que certains d’entre nous ont perdu la foi.
Le Daf : le ‘‘responsable marketing’’ du Pot de terre est persuadé que les chiens grimpent aux arbres, et il l’a prouvé, un soir, à la Ferté-Hauterive. Il prétend aussi que, pour redescendre, les pauvres petits chiens sont obligés d’attendre l’automne, quand les feuilles tombes.
Daniel : l’auteur des proverbes idiots trimbale sa philosophie dans la vie comme une âme en peine ; ne vous y trompez pas : c’est juste une apparence, et sous sa mine de chien battu, se cache un flegme inégalable, que lui envie le chat qui guette la souris.
Fanch : les croquis du croqueur sachant croquer ont conquis le coeur de la rédaction. Depuis, on ne le lâche plus. Fanch, bardé de son diplôme de la Fac de Nantes, aurait pourtant sans doute beaucoup mieux à faire, mais une fois par mois, il nous livre son dessin, tendre et cruel à la fois, pour le plus grand plaisir de nos lecteurs.
Coco : le moulin à parole de l’équipe mène l’enquête. Dessous cachés d’une école qui a oublié sa mission ; rencontre à l’arrache avec les ennemis préférés du journal ; petits reportages qui font du bien... elle remplit parfois de son bagou quelques colonnes et ça donne de la couleur à nos propos.
Adrénaline : la collègue en plus discrète de Coco.
Nadine : la seconde cheville ouvrière du journal. Trésorière de l’association, elle assume aussi désormais une partie de la rédaction, et surtout règle toutes les questions techniques, s’occupe des partenariats, et se dépense sans compter pour que le journal soit à l’heure dans les kiosques à sa parution.
Nathalie : Circule en Daf. Notre spécialiste pages musique.
Jean-Eudes : Se prend encore et toujours pour Bilbo le Hobbit, mais sa recherche de l’anneau est une vraie quête du Graal.


Sont encore absents de cette liste et des illustrations :
Le père Duchesnes,  correspondant varennois, et Fred le Marrec, notre gauchiste de service...

3- Quelles sont les influences politiques, littéraires, journalistiques de l’équipe du Pot de Terre ?

On n’échappe certes pas aux influences politiques, et nous sommes conscients que la neutralité, en la matière, ne peut exister. Cependant, notre équipe s’efforce de n’afficher aucune adhésion pour quelque parti institutionnel que ce soit. Si, de manière générale, plusieurs membres de la rédaction seraient plus proches d’opinions « de gauche », certains s’affirmeraient plutôt « au centre », et on a eu, collaboration qui a été interrompue pour d’autres motifs que la politique, des collaborateurs qui déposaient des bulletins dans l’urne plutôt « à droite ». La ligne de conduite qui à notre sens définit le mieux notre positionnement dans l’arêne politique est l’article des statuts de l’association éditrice du journal qui énonce : « l’association oeuvre pour faire valoir le bon droit, lorsqu’il y a lieu, du faible contre l’abus de toute autorité ou pouvoir, légal ou auto-proclamé, par tous les moyens légaux mis à sa disposition, et par exemple en organisant des conférences, , en participant à celles déjà existates ; en publiant un journal ou par tout autre moyen légal », ce qui ouvre ses portes à des personnes d’horizon et d’opinions politiques très variés.


4- Comment définiriez-vous votre action dans le Saint-Pourcinois ?

Notre action s’étend au-delà du Saint-Pourcinois, et selon les statuts, peut s’étendre à l’ensemble du bourbonnais. La présence de l’assocition se manifeste notamment par la zone géographique de diffusion du mensuel « Le Pot de terre », qui couvre aussi bien Saint-Pourçain que Varennes, Chantelle, Saint-Germain-des-Fossés, Lapalisse, Jaligny, Châtel-de-Neuvre, Bessay, Neuilly-le-Réal, Moulins, Yzeure... Au total, on dénombre une cinquantaine de points de vente, dans une trentaine de villes ou villages. Ceci étant précisé, notre action s’est manifestée par quelques temps forts avec :
- l’organisation d’un débat et d’une manifestation publique autour du thème « pour ou contre l’installation d’un centre Leclerc à Saint-Pourçain » ;
- l’appel à une manifestation départementale, appel commun avec les deux autres associations « Les Motards en colère » et «l’association de défense des usagers de la route » contre les mesures abusivement répressives du code de la route (port du gilet jaune pour les motards ; augmentation des amendes pour des infractions mineures ; pénalisation de certaines infractions...) ;
- l’organisation en commun avec l’association luttant pour la recherche contre la maladie de Costello (avec une soirée conférence et festive ; et une journée « Noël des enfants ») ;
- de nombreuses interventions, notamment par la publication d’articles dans le mensuel, contre divers abus d’autorité particulièrement d’administrations...
Nous envisageons par ailleurs, dans les années à venir, la mise en place d’un temps fort sous forme de Fête du Pot de terre, qui sera un moment à la fois festif et de réflexion et pourra durer un week-end, rassemblant aussi bien des spectacles (théâtre, concerts, saltimbanques...) que des conférences/débats, des stands d’expositions artistique et littéraires, des moments ludiques voire des manèges ou stands de jeux...

5- Parlez-nous de votre réseau de correspondants et de dépositaires du Pot de Terre ?

Notre réseau s’est construit et continue à se construire petit à petit, concernant aussi bien les correspondants que les dépositaires. En général, nous sommes contactés par courrier ou par téléphone par des personnes désirant mieux nous connaître ou collaborer à la publication, ou simplement désireuses de nous apporter une information qu’elles considèrent comme digne d’être publiée. Par exemple, c’est ainsi que nous avons connu notre correspondant varennois, qui désormais chaque mois alimente deux pages d’informations locales, et qui nous a permis d’installer notre réseau de diffusion à Varennes, et d’y avoir aujourd’hui une vente significative. Pour la diffusion, elle est réalisée par les diffuseurs de presse traditionnels, que nous alimentons nous-mêmes, sans passer par les sociétés telles que la SAD, qui sont, à nos yeux, de véritables requins imposant leur loi (ainsi, nombreux points de vente de presse se sont récement vus retirer la diffusion de nombreuses revues, réduisant leur stock à peau de chagrin, et certains diffuseurs sont aujourd’hui obligés d’aller s’alimenter à Moulins pour satisfaire à la demande de leurs clients). Nous fournissons ainsi les kiosques de presse, boutiques bar-tabac-presse, voire grande surface. Nous laissons 20 % de la vente à nos diffuseurs.

6- Quel jugement portez-vous sur le personnel politique bourbonnais ?

Nous ne portons pas réellement de jugement sur le personnel politique en place dans le Bourbonnais. Nous avons tendance à vouloir mettre en valeur se qui se fait de bien, sans hésiter non plus à dénoncer ce qui va dans le mauvais sens, en considérant que les élus, et tout particulièrement les maires, sont un lien indispensable entre les superstructures institutionnelles et le citoyen. A ce titre, nous avons rencontré de nombreux élus, parfois pour leur exposer le sentiment de désaccord de leurs mandats (Bessay par exemple, concernant le projet d’un parc photovoltaïque), le plus souvent dans le cadre de débats ouverts par l’actualité politique (la réforme des collectivités territoriales par exemple).

7- Comment percevez-vous l’avenir du Bourbonnais ?

C’est une vaste questions, et il y a plusieurs angles à envisager :
- d’une part, l’Allier est un département rural attiré par les trois pôles que sont les trois grandes villes Moulins, Vichy et Montluçon. Les citoyens ruraux se reconnaissent-ils dans ces trois pôles ? Nous n’en sommes pas convaincus. A ce titre, la récente disparition de la circonscription de Saint-Pourçain/Gannat ne nous paraît pas une bonne chose ;
- ensuite, administrativement, l’Allier fait partie de la région Auvergne. Or par sa configuration géographique, par son histoire, il possède ses particularités et son identité propres qui le rapprocheraient plutôt de la Nièvre et du Cher. J’ai personnellement eu souvent l’occasion de discuter avec des touristes qui, me demandant dans quelle région ils se trouvent, sont étonnés lorsque je leur répond qu’ils sont en Auvergne, et auraient plutôt pensé à une région centre... Cette question identitaire est importante parce que lorsqu’on ne se reconnaît pas vraiment dans une entité, on s’y investit mal. Cela n’engage que moi, mais je crois que le développement de liens plus étroits avec les deux département que j’ai cité précédement, qui appartiennent eux aussi chacun à une région différente, est peut-être inéluctable pour l’activité économique notamment.
- autre aspect : le Bourbonnais est situé au centre de l’hexagone et est traversé par des axes routiers et ferroviaires qui en font un lieu de transit du tourisme important. Du fait de son histoire (berceau des rois de France) et de son patrimoine (500 châteaux et belles demeures, ce qui en fait le deuxième département de ce point de vue), de la présence d’un parc d’attraction nationalement connu (le Pal), l’Allier doit pouvoir développer le tourisme. L’infrastructure d’accueil (hôtellerie ; camping...) aurait sans doute besoin de se moderniser et de s’agrandir.


Un immense remerciement à Michel Rouby, Directeur de Publication du Pot de Terre


S. HUG
HUGSTEPHANE@aol.com

jeudi 12 juillet 2012

Chronique du haut de la palissade : cherche touristes désespérément

Je reste relativement dubitatif face à l'annonce de la prolongation du moratoire sur la fermeture du LPA Antoine-Brun. A première vue, cela pourrait apparaître comme une bonne nouvelle, mais le plus dur reste à faire : bâtir un nouveau projet d'établissement capable de convaincre le Conseil régional de ne pas rayer de la carte éducative le lycée lapalissois. Cette démarche passera invariablement par la reconversion des enseignements proposés et donc par un travail de formation portant sur l'ensemble de l'équipe pédagogique. En tant qu'acteur du monde éducatif, je ne peux qu'émettre certains doutes concernant la masse des enveloppes budgétaires consacrées à cette politique de reconversion... Wait and see. 
Autre dossier : les travaux de la Maison de Santé Pluridisciplinaire qui avancent dans un manque de transparence complète qui inquiète d'ailleurs les internautes lapalissois (voir les résultats de notre dernière enquête d'opinion) : toujours aucun communiqué communautaire concernant l'évaluation des risques et le traitement retenu sur le site de la Place-Bécaud. 
Mais il y a plus ubuesque encore. A l'orée de l'été, municipalité et Com com ont lancé une opération séduction un peu trop fardée à destination des touristes potentiels. C'est ainsi que leurs horribles sets de table promotionnels ont été une nouvelle fois vantés par l'ineffable presse-patate locale qui s'échine à construire la geste ridicule des élus locaux. Alors que le parking de l'Aire des Vérités est bondé, le quartier d'artisanat d'art attend toujours ses premiers touristes : cette situation était malheureusement prévisible. Sans projet promotionnel performant, sans véritable politique de communication, le tourisme lapalissois restera en rade le long de la Route bleue. Jetez par exemple un oeil curieux sur la programmation annuelle du service animation de la Com com : vous constaterez un étonnant vide estival. Aucun événement capable de faire venir les touristes (L'Embouteillage continue à être programmé à l'automne) et ce que nos élus appellent des offres touristiques restent en réalité des animations culturelles locales. Tout est donc à revoir.

S. HUG

mercredi 11 juillet 2012

Rencontre avec celles et ceux qui font le Bourbonnais : l'oeil de Guillaume Temin

Guillaume Temin en action dans le Cézallier

Depuis sept ans, Guillaume Temin rapproche, dans son travail photographique, espaces ruraux et clichés instantanés de rue (Street Art). Photographe des mécanismes intimes de notre société urbaine, Guillaume Temin témoigne également de la sorte de notre soif contemporaine pour les grands espaces. Rencontre avec Guillaume Temin qui arpente souvent l'Auvergne et le Bourbonnais.

Pouvez-vous nous expliquer votre relation avec le Bourbonnais ? 

 J'ai passé mes vacances d'enfance au cœur des collines du bocage bourbonnais, chez mes grands parents à Buxières-les-Mines. Chaque année je fais plusieurs séjours à Buxières où je partage mon temps entre la pêche et la photographie, principalement de paysage lorsque je séjourne en Auvergne). L'Auvergne fut pour moi le paradis éternel de l'enfance, la nature abondante, le rythme du soleil et du vent, de la pluie et du temps. Pour un citadin, la liberté conférée par mes grands parents dépassaient toutes mes espérances et j'étais porté par la curiosité insatiable de l'enfance. De l'eau a coulé sous les ponts et mes pas ne sont peut être plus aussi francs. Mais j'ai gardé cette curiosité dans la photo et l'amour de ces paysages auvergnats. Ce que je préfère en Auvergne, ce sont les ciels dramatiques ou azuréens, le caractère du ciel et la lumière sont vraiment exceptionnels, et la diversité des paysages : les collines généreuses du Bourbonnais, la magie des Monts de la Madeleine et des Bois Noirs (et les rivières), les gorges de la Sioule, de la Bouble, les Combrailles, l'infini du Cézallier, les volcans etc...

Le ruisseau des Fayes - Coutansouze -Droits réservés
Le col de Naves - Droits réservés

God's Hand - Vierge sur le rocher Saint-Vincent - Lavoine- Droits réservés

Quelles sont vos influences ?

Mes influences photographiques sont inconscientes. Je n'ai pas de mentor, et paradoxalement je ne m'intéresse pas à la photo, je fais de la photo. Bien sûr quand on fait du paysage, on travaille avec les préceptes des grands photographes qui ont fait évolué la photographie. Ansel Adams pour n'en citer qu'un. J'aime bien faire du street, c'est une discipline difficile, exigeante.Je pense tout de même que certains cinéastes m'ont inspiré comme Scorsese, Cimino, Mann,Kim Jee Woon, james Gray au niveau pictural. Je ne sais pas si cela se sent dans les photos, mais je suis impressionné en général par leurs compositions. Chaque plans de leur film pourraient faire une superbe photo (mention spéciale à Kim Jee Woon).

Phone Girl - New York - Droits réservés

Homeless cocoon - Paris - Droits réservés
Quel matériel photographique utilisez-vous ?

J'utilise un système 4/3 olympus avec un boitier E-510 et 3 focales, la fixe pancake zuiko f2..8 25mm (équivalent 50mm en 24x36), la fixe zuiko macro 50 mm f 2.0 (équivalent 100mm en 24x36) et un zoom grand angle zuiko 14-42mm f 3,5-5,6. C'est un matériel vraiment accessible amateur, mais les objectifs sont très bons. En paysage j'utilise essentiellement le zoom grand angle 14-42mm, mais depuis 2 ans j'utilise un peu plus la macro 50mm. En rue j'utilise principalement la 25 et la 50 mm, parfois le grand angle aussi. Je possède aussi un télémétrique Minolta hi matic 7s, que j'utilise très peu, mais qui possède une excellente optique et que je devrais sortir un peu plus souvent. Pour la post prod photoshop, photomatix et acdsee pro3.
Klima - Ile de Milos - Grèce - Droits réservés

Quid de vos publications et de vos expos ?

 J'ai des photos en vente sur gettyimages depuis 4 mois et j'ai fais deux ventes pour des publications, une aux Etats-Unis et l'autre en Australie. J'aurais une photo exposée début mai de cette année 2012 en Allemagne à Stommeln, près de Cologne pour une expo intitulée “WINDMILLS – ALL OVER THE WORLD". Sinon pas d'expo mais j'aimerais beaucoup et pourquoi pas en Auvergne, alors je lance un appel si des gens sont intéressés pour exposer mes photos ce serait avec une grande joie.


S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

mercredi 4 juillet 2012

Un grand seigneur oublié

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Jean-François de La Guiche, Maréchal de France (1569-1632)
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La galerie des seigneurs de La Palice est incontestablement dominée par la figure et les exploits du Maréchal de Chabannes. Cependant, la carrière et la personnalité de Jean-François de La Guiche (1539-1632) en font le plus grand seigneur de La Palice du XVIIe siècle.
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Jean-François de La Guiche débuta sa carrière militaire dans les troupes royales à l'extrême fin des Guerres de Religions. Toute sa vie, Jean-François de La Guiche passa pour posséder plus de bravoure que de talent. Il brilla notamment aux bataille d'Ivry (1591) et de Fontaine-Française (1595). Lieutenant-général du Gouvernement du Bourbonnais dès 1602, il devint Gouverneur de notre province en 1619. La même année, Jean-Fançois de La Guiche fut fait Maréchal de France et Conseiller du Roi en tous ses conseils. Son ultime fait d'armes se situe en 1621-1622, années durant lesquelles il dirigea l'essentiel des opérations militaires contre les places protestantes du Sud-Ouest du royaume.
Disposant de revenus conséquents et menant grand train, Jean-François de La Guiche réorganisa le plan d'ensemble du château de La Palice. Il fit notamment tracer des jardins à la française agrémentés de fontaines (disparues au cours de la période révolutionnaire) et reconstruire les communs (l'actuel Restaurant-Bar du Château) détruits par un incendie en 1695. Jean-François de La Guiche mourut au château de La Palice le 2 décembre 1632.
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S. HUG

mardi 3 juillet 2012

Ballade pour une table du temps jadis.

Dans les années 1930, Pierre Dulout, propriétaire de l'Hôtel de l'Ecu, situé Rue Nationale, demanda au parolier à succés Pierre Alberty, de rédiger une petite ballade surannée à souhait destinée à agrémenter le dos des factures de son établissement.



S. HUG


HUGSTEPHANE@aol.com