samedi 26 janvier 2013

Les douze moulins du Barbenan (Arfeuilles)

Avec plus de 3 500 habitants à la fin du XIXe siècle, la commune d'Arfeuilles possédait un poids démographique particulièrement important. A cette époque, la montagne était encore un monde plein. Dans cet espace découpé où le granit domine, la moindre parcelle fertile était alors appelée à porter des céréales qui constituaient la pierre angulaire d'une économie rurale qui répondait péniblement aux sollicitations d'une population en pleine expansion.  Cette économie rurale était dominée par le foirail, le marché et le moulin, trinité des amours, des haines et des jalousies paysannes. A Arfeuilles, alors que la commune compta jusqu'à quatorze moulins (Cadastre de 1829), douze d'entre eux jalonnaient le fil du Barbenan : Epalle, Goutaudier, Pont-du-Chat, Le Mas, Gaucher, Chavroche, La Côte, Beaulieu, Le Grand Moulin Arfeuilles, Larose, Les Egaux et Talon. Passée la Belle Epoque, Arfeuilles fut frappé par une puissante dépression démographique qui porta la population de la commune à 1 946 habitants en 1946. Si l'on ajoute à cela la réorganisation de l'industrie minotière autour de gros pôles utilisant désormais l'énergie électrique et le développement du transport routier, on comprend facilement pour quelles raisons seuls deux des douze moulins du Barbenan arfeuillat continuèrent leur activité jusqu'à la fin des années 1960. 

Moulin du Mas
Le Moulin des Egaux
Le Moulin Beaulieu
Le Grand Moulin d'Arfeuilles

mardi 1 janvier 2013

La biaude et le sarau


Le folklore a souvent fixé dans nos esprits une image relativement éloignée des réalités rurales d'autrefois. L'exemple du Bourbonnais est à ce titre édifiant. La vision bucolique véhiculée à partir des années 1860 par le costume féminin et son chapeau à deux bonjours, ainsi que par le costume masculin fait de gros velours (image du haut), ne témoigne que de façon imparfaite des habits quotidiens des paysans bourbonnais. Ces costumes sont tout simplement nés de l'adaptation et de la diffusion d'étoffes et de coupes bourgeoises dans nos campagnes. En fait, à la fin du XIXe siècle, alors que la biaude (longue blouse) était la  principale pièce vestimentaire du paysan bourbonnais, le sarau (long tablier) et le capuchon de laine caractérisaient la tenue de nos paysannnes. 


S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com