lundi 26 mai 2014

Dernière minute : nouveau record départemental pour Lapalisse !

Alors que le vote Frontiste explose et finit de s'installer aux quatre coins du Pays de Lapalisse, notre ville a hier établi un nouveau record départemental. En effet, après avoir inscrit, en mars dernier, son nom en tête du palmarès du désanchantement politique en totalisant plus de 55 % d'abstention et de votes blancs et nuls, voici que Lapalisse a remporté, avec 27,82 % des voix, la palme de l'agglomération bourbonnaise ayant le plus voté pour le Front National... Le détricotage social orchestré par les Radicaux locaux, sauveurs autoproclamés de la République, continue ! A ce rythme là, dans six ans, tout sera à reconstruire !

S. HUG

jeudi 22 mai 2014

L'eau minérale qui charriait.

Au lieu-dit Charrier, sur la commune de Laprugne, au coeur de la Montagne bourbonnaise, jaillit la Bouna Font (la bonne fontaine) qui fut exploitée dès 1928 par la Société des Mines de cuivre de Charrier afin, tout d'abord, de fournir de l'eau potable à ses ouvriers, puis, à partir de 1933, de la commercialiser dans toute la France. Rachetée en 1959 par le groupe Perrier, cette eau de source connut un véritable boom au tout début des années 1960 à la faveur de campagnes publicitaires bien senties. A cette époque, Brigitte Bardot était mariée avec l'acteur Jacques Charrier. Toute la France savait que le couple était en train de se déchirer. L'affichage du slogan "bébé aime Charrier" (formule parfois suivie sur certaines affiches par un point d'interrogation) provoqua la colère de l'égèrie du cinéma français qui intenta un procès à la fois à l'agence de publicité et au propriétaire de l'eau de Charrier. Défendus par l'immense Edgar Faure, ces derniers remportèrent la joute judiciaire...


Employant jusqu'à 160 personnes durant les années 1960 et commercialisant treize millions de bouteilles, la source Charrier tomba peu à peu dans l'oubli. Rachetée par la Société des Eaux minérales du Bassin de Vichy, son exploitation cessa définitivement en 1998. 

S. HUG

lundi 12 mai 2014

Chronique du haut de la palissade : questions pour un bouchon...

En attendant le Grand Embouteillage qui, sans surprise, sera le seul moment fort de l'année pour nos médiocrates locaux, les dernières élections passent mal et font bouchon ! Dans les rues de Lapalisse on se gausse déjà de cette équipe qualifiée de "fantôme" tant sa discrétion confine à la peur de se montrer au grand jour. Il faut dire que les ralliés sont devenus l'objet de railleries bon enfant et que notre Maire, Président de justesse de la com com, a réussi l'exploit de se mettre à dos la quasi totalité des maires du Pays de Lapalisse. Bref, les mois à venir risquent d'être comiques. 
Reste en suspend les sampiternelles questions qui n'ont encore trouvé aucune réponse : à quand la vérité concernant le sous-sol du site de la Maison de Santé ? Quid de l'avenir de l'ancien Lycée Agricole ? Comment compenser la baisse programmée des dotations de l'Etat ? Quels projets pour développer le tourisme local ? 
Faute de réponses, derrière les volets clos de l'avenue Roosevelt, des guéridons commencent à danser...

S. HUG


mercredi 7 mai 2014

Un fusillé du Mont-Valérien inhumé à Lapalisse en 1947

Né le 10 décembre 1914 à Nérondes (Cher), fils d'un gendarme, Lucien Vallet s’engagea dans l’armée de l’air et devint sous-officier de carrière au 3e Bataillon de l’Air à Villacoublay. Il démissionne en février 1941 et un mois plus tard intégre le Service des cartes d’alimentation de la Mairie de Saint-Denis (Seine, Seine-Saint-Denis), habita à l’hôtel du 86 bis Rue de Paris. Il quitta son emploi en mai.
Il était en relation avec Amédée Pautard, membre du réseau de renseignement Alliance qui travaillait pour l’Intelligence service (IS). Lucien Vallet lui donna des plans et des documents concernant l’activité des usines de la région parisienne qui travaillaient pour les Allemands. 
Il fut arrêté le 3 novembre 1941 par des inspecteurs des Renseignements généraux de la préfecture de police.
Il comparut le 4 novembre 1942 devant un Tribunal militaire allemand, condamné à mort pour espionnage, il fut fusillé le 30 novembre 1942. Porté en terre au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), le corps de Lucien Vallet fut restitué à sa famille le 9 octobre 1947 et inhumé à Lapalisse, où résidaient alors ses parents, le 30 novembre 1947. 

S. HUG

mardi 6 mai 2014

Une dynastie de négociants en vins : les Roussel

(Remerciements à M. hervé Debressy)

Les Roussel étaient à l'origine des laboureurs de Dallet, commune située au bord de l'Allier à quelques kilomètres d'Issoire. Au cours de la décennie 1860, Jean Roussel (1839-1928), [personnage assis le plus à droite au premier rang de cette photo de 1911], vint s'installer à Lapalisse, rue Nationale, comme négociant en vins. Cette trajectoire peut sembler a priori biaisée. Cependant, il convient de Rappeler ici au passage que le port fluvial de Dallet fut longtemps réputé pour le commerce de ses vins. Devenu l'un des négociants les plus en vue de notre ville (le "vin de Roussel" commençait à abreuver les campagnes environnantes), Jean Roussel siégea au conseil municipal de Lapalisse entre 1873 et 1888. Son fils, Charles (1865-1933), [troisième personnage à droite, rang du haut] reprit l'affaire, siégea à son tour au conseil municipal entre 1919 et 1925 et fut Président de l'Union musicale entre 1926 et 1933. Enfin, la troisième génération des Roussel fut représentée en la personne de Philippe Roussel (1896-1968) [deuxième personnage à droite, rang du haut] qui tint son commerce jusqu'au début des années 1960.


S. HUG