jeudi 31 juillet 2014

Il faut réhabiliter le Soldat Brosse !

Dernièrement, l'exposition "Rêves brisés" qui s'est tenue à la Médiathèque du Pays de Lapalisse, a sensibilisé la population locale sur la question des "Fusillés pour l'exemple" durant la Grande Guerre. Malheureusement, à aucun moment, ne fut évoqué le destin d'Alphonse Brosse, enfant de Lapalisse, fusillé en octobre 1914. 
Alphonse Brosse, né dans notre ville le 13 décembre 1880, de la classe 1900, était ouvrier caoutchoutier à Clermont-Ferrand. Mobilisé avec le grade de sergent au sein du 238e RI de Montluçon, il fut convaincu, avec le soldat Jean Boursaud, d'abandon de poste en présence de l'ennemi à Vic-sur-Aisne dans la nuit du 4 au 5 octobre 1914. Ayant dissimulé leur uniforme, les deux soldats furent arrêtés le lendemain matin dans l'Oise. Jugés devant le Conseil de Guerre de la 63e Division à Ambleny le 10 octobre, les deux hommes furent fusillés le jour même en fin d'après-midi au lieu-dit Béron. 

Lieu de l'exécution des soldats Brosse et Boursaud à Béron (Ambleny) - cliché de Chloé Dewe Mathew
La municipalité lapalissoise doit oeuvrer sans attente à la réhabilitation du soldat Brosse. 

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

lundi 28 juillet 2014

Une famille de peintres-restaurateurs lapalissois : les Mazzia

-
Antonio Mazzia (1829-1903), d'origine piémontaise, découvrit la France en 1871 en participant à l'expédition des volontaires de Garibaldi venue soutenir la jeune République face à l'invasion prussienne. De retour en Italie, il se maria avec Maria Molino (1840-1911) et décida de repartir pour la France. Son fils, Louis Mazzia (1872-1911), fréquenta l'Ecole des Beaux-Arts de Paris ainsi que l'Académie Albertino de Turin et se spécialisa rapidement dans la restauration des décors intérieurs des églises. Louis Mazzia restaura en particulier les fresques de l'église d'Isserpent (décors aujourd'hui disparus) et celles de Nizerolles. L'activité familiale fut poursuivie par le fils de Louis, Jean-Guy (1903-1975) qui connut également un succès local en tant que peintre de scènes de la vie courante. 




Saint Michel terrassant le dragon, détails des fresques exécutées par Louis Mazzia dans l'église de Chavroches (clichés aimablement communiqués par M. Michel Valette, adjoint au Maire de la commune)

La plus belle réussite de l'entreprise Mazzia : la restauration des fresques de Notre-Dame de Beaurevers (Savoie) - milieu du XVIIIe siècle - chantier réalisé en 1930.


-

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

samedi 19 juillet 2014

Jeu, set et moche : réaction dézinguée du Père Besbre après le lancement de l'époustouflante campagne de com de la com-com

Incapables de tirer les leçons de leurs propres échecs ! Alors qu'il y a quelques étés les sets de tables, lancés par la Com Com du Pays de Lapalisse, s'étaient montrés très coûteux et totalement inutiles, voici que nos élus s'obstinent, faute d'idées novatrices, et présentent à nouveau ce support imprimé comme le must de la communication. Alors que la population attend toujours la vérité sur les dossiers du site de la Maison de Santé et de l'ancien LPA Antoine-Brun, nos élus avancent, nez au vent, avec les poches percées...



S. HUG

vendredi 18 juillet 2014

Un siècle de marchés à Lapalisse





























Photo 1 : l'ancienne halle métallique, photo 2 : le marché vers 1910, photo 3 : le marché dans les années 1930, photo 4 : le marché dans les années 1970, photo 5 : jeudi 14 février 2008...













Le marché de Lapalisse, se tenant chaque jeudi matin sur la place Leclerc, est une véritable "institution" sociale. Ce rendez-vous commercial constitue le dernier lien, de plus en plus ténu, entre notre ville et ses campagnes.


Pendant plus d'un siècle, une halle métallique trôna au milieu de la place Leclerc. Edifié en 1895-1896, ce marché couvert fut agrandit en 1902. Devenant de la sorte le plus grand espace couvert de la petite sous-préfecture, cette construction fut plusieurs fois réquisitionnée entre les années 1900 et les années 1930 pour abriter les grands banquets et les joyeuses agapes donnés à l'occasion des festivals de Musique, des Concours et expositions agricoles, des fêtes de la jeunesse et autres inaugurations. Incendié le 21 mars 1943 par des membres de la résistance locale qui visaient les réserves de fourrage de la Kommandantur, notre marché couvert ne fut remis en état qu'en 1955. A partir de l'automne 2005, la place Leclerc se trouva au centre du plan de revitalisation du tissu urbain lapalissois lancé par le maire de l'époque, Bernard Le Provost. Démonté fin septembre 2005, quelques éléments de notre marché couvert furent intégrés dans le prolongement du passage Marache. Après deux ans et demi "d'exil" sur la place Jean-Moulin, le marché hebdomadaire de Lapalisse réinvestit la place Leclerc début février 2008.

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

mercredi 2 juillet 2014

Les Diables Rouges au coeur de Lapalisse (1940-1942)

La Débâcle fut sans nul doute la crise la plus fulgurante et la plus complète que notre pays connut au cours de ces cent dernières années. En quelques jours, au-delà d'une défaite militaire sans appel, ce fut, pêle-mêle, un ordre politique qui s'écroula, une nation meurtrie, une économie nationale qui fut chamboulée et surtout des dizaines de milliers de français jetés sur les routes. Le caractère propre de la Débâcle réside également dans son impact global à l'échelle du territoire national. En effet, bien peu de régions échappèrent à ces vagues déferlantes privées de tout repère. Ainsi, en quelques jours, plusieurs dizaines de familles originaires du Nord de la Loire, dont beaucoup de familles juives, trouvèrent refuge dans notre ville. Et puis, il y eut surtout l'arrivée, dès la mi-juin, d'unités du 152e Régiment d'Infanterie qui, de repli en repli, prirent leurs quartiers à Montplaisir sous les ordres du Commandant Colliou. Jouissant immédiatement d'une réelle et franche popularité parmi la population locale, les Diables Rouges du "15-2" devinrent très vite la fierté de notre ville, réhaussant toutes les cérémonies officielles. Dissout en novembre 1942, le 152e Régiment d'Infanterie fut reconstitué dans la clandestinité sous l'action du Commandant Colliou, devenu le Colonel Roussel des maquisards. 




Cette série de quatre clichés non datés nous a été aimablement communiquée par M. Yvon Colliou, fils du Général de division Colliou. Sur la photo du bas, on reconnaît au centre le Commandant Colliou remettant le fanion des Diables Rouges au Maire de l'époque, M. Rousset. Entre les deux, au second plan, prend place Gilbert Barthelot, adjoint au Maire et industriel lapalissois.