vendredi 24 avril 2015

Dans les dossiers de la Luftwaffe : objectif Lapalisse




Ce plan, conservé dans les archives de la Luftwaffe saisies par l'Armée française à la fin de la Seconde guerre mondiale, date de 1938. La lettre A indiquait aux pilotes des bombardiers les objectifs à détruire lors d'un éventuel raid aérien : ici, le pont et les installations téléphoniques et télégraphiques installées dans les locaux de la Poste. Ces infrastructures détruites, l'avancée d'éventuelles forces alliées le long de la Nationale 7 aurait été fortement handicapée. En août 1944, suite au débarquement franco-américain en Provence, les combats stratégiques pour s'assurer la maîtrise de cet axe nord-sud eurent lieu dans la vallée du Rhône... Lapalisse ne fut donc jamais bombardée.



S. HUG



mercredi 15 avril 2015

Billet express : poste restante

Le Maire de notre ville a donc choisi de garder le silence et n'a pas jugé nécessaire de venir s'expliquer dans les colonnes de Palicia. En ce printemps, la gauche se montre frileuse et ne s'expose plus guère de peur d'attraper froid. Dommage, nous aurions pu connaître sa "vérité" sur les dossiers de l'ancien LPA Antoine-Brun, du site pollué de la Maison de Santé (cas unique en France, excusez du peu !), des difficultés alarmantes du commerce lapalissois et de la faillite du tourisme local que l'on pense sauver en lançant un timbre-poste plus que ridicule. Une fois de plus, les méthodes sont hors d'âge. Et que dire du slogan figurant sur la nouvelle plaquette touristique du Pays de Lapalisse : "Il n'y a que les vérités qui comptent"... Depuis les épitaphes gravées sur les mausolées de la Place Rouge, on n'avait rien lu de plus gros.

S. HUG

samedi 11 avril 2015

Un historien donjonais engagé : Denys Bournatot

Né au Donjon le 24 janvier 1891 dans une famille de journaliers. Denys Bournatot fréquenta tout d'abord l'école communale du Donjon avant de partir, boursier, à l’Ecole primaire supérieure de Vichy. Il y obtint en 1907 le brevet d'études. Il choisit alors le métier de l’imprimerie. Après un stage à Paris il est employé comme linotypiste au Progrès Social puis au Progrès de l’Allier  dirigé par le radical socialiste Marcel Régnier. De 1911 à 1914 il accomplit ses trois ans de service militaire à Besançon puis partit quatre ans au Front où il se distingua pour sa bravoure (cinq citations). A son retour il reprit son activité professionnelle et devint journaliste. Militant au sein de la SFIO, il fut élu en 1925 conseiller municipal  de Moulins remplaçant son collègue de droite Lucien Chambron. Collaborateur du maire René Boudet, il devint directeur de l’hôpital de Moulins le 1er février 1934 ; il dirigea alors la construction du nouvel établissement hospitalier et présida sa mise en service en 1938. A cette date  il accepta la présidence de la Caisse Départementale d'Assurance Maladie. 


En 1939, Denys Bournatot acheva la rédaction d'un ouvrage sur l'histoire de sa ville natale Le Donjon, un chef-lieu bourbonnais, son histoire, mais qui ne fut publié qu'en 1963, bien après sa disparition. Durant l'Occupation, Denys Bournatot cacha et soigna des réfugiés et des résistants dans l'enceinte de l'hôpital de Moulins, n'hésitant pas à soustraire aux Allemands des camions de médicaments. Son appartenance à la franc-maçonnerie moulinoise ne fut pas découverte et bien qu’ayant caché des archives et du matériel de la Loge Equerre il ne fut pas poursuivi.
A la Libération, Denys Bournatot obtint la  médaille des Assurances Sociales, il fut également nommé chevalier de l’Ordre de la santé publique puis officier du Mérite social.
Il décèda le 19 septembre 1956 et repose au cimetière de sa ville natale qui a donné son nom à une rue.

S. HUG


samedi 4 avril 2015

Dernière minute : Merci pour le chocolat.

Pâques et ses gourmandises ! Je viens de recevoir un courrier envoyé par le Président de la Communauté de Communes du Pays de Lapalisse, Jacques de Chabannes, me demandant de supprimer de la page d'accueil de PALICIA les liens permettant aux internautes d'être redirigés vers les pages municipales et communautaires. J'ai répondu positivement et avec empressement à cette demande qui constitue à mon sens un pont d'or sur le chemin de la vérité. En effet, il est difficile de comprendre pour quelles raisons un élu souhaite voir disparaître des liens permettant justement aux internautes d'aller consulter des pages leur permettant dans l'absolu de se forger par eux-mêmes une vision contradictoire de mes analyses. Aussi, c'est pourquoi j'ai envoyé dans la foulée un courrier à M. De Chabannes l'invitant, s'il le désire, à venir s'exprimer dans les colonnes de PALICIA

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com