mardi 25 avril 2017

Dernière Minute : encore un macronesque de plus !

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle dans le Pays de Lapalisse font apparaître une large victoire du Front National avec une moyenne de 30 % des suffrages exprimés soit près de 8 points de plus que les 22.34 % obtenus par Marine Le Pen au niveau départemental. Désormais, dans le Pays de Lapalisse, le vote frontiste arrive en tête dans 11 communes sur 14. En revanche, le vote macronesque n'a réuni qu'une moyenne de 18,55 % dans nos communes. Dans un commentaire publié sur le site de La Semaine de l'Allier, Jacques de Chabannes annonçait, dès hier, qu'il voterai pour le candidat de nul part, fustigeant par la même occasion le vote frontiste. Les petits calculs électoralistes en vue des Législatives ont donc déjà commencés : tout faire pour tenter de prendre le sillage d'En Marche par crainte de rester sur le bord de la route. Face à une telle attitude, opportuniste et désolante, comment le vote frontiste arrêterait-il de croître au Pays de Lapalisse ? Même si je ne partage pas la totalité des idées du Front National, la légitimité du choix de ses électeurs, qui expriment par leur bulletin de vote une vraie colère et un indéniable ras-le-bol, m'apparaît comme incontestable. Ce vote, Monsieur de Chabannes, ne peut être en aucun cas relégué au rang d'obscurantisme populaire. Tant que l'incompétence sera à la tête du Pays de Lapalisse, le vote protestataire ne cessera d'augmenter.   

S. HUG

vendredi 14 avril 2017

Collection Patrimoine du Bourbonnais : le Jacquemart de Moulins

Le beffroi de Jacquemart est avec la Mal-Coiffée et le pont Régemortes l'un des symboles architecturaux de la ville de Moulins. Ce beffroi, édifié entre 1451 et 1455,  en grès rose et beige, fut dès le départ identifié par la population comme le reflet des libertés octroyées  à la bourgeoisie par la Charte de Franchises signée en 1232 par les Sires de Bourbon. A la fin du XVe siècle, ce beffroi était appelé Tour de l'Horloge et s'élevait au milieu du quartier des Halles. Dès l'origine, la grosse cloche du campanile fut dotée d'un automate frappeur ancêtre de Jacquemart.
Dans la nuit du 20 au 21 novembre 1655, un incendie ravagea le quartier des Halles et endommagea gravement la Tour Jacquemart dont il ne resta plus que les murailles. Moins d'un an plus tard, l'édifice est restauré, trois nouvelles cloches bénites et des automates réinstallés. Au XVIIIe siècle, les automates alors en usage furent transformés : Jacquemart, le père, reçu un uniforme de Garde-Française en plomb, sa femme, son fils et sa fille furent quant à eux habillés à la mode du temps. Un dôme couronnant la tour ne fut enfin installé sous le Premier Empire. 


Dans la nuit du 12 au 13 mai 1946, lors des commémorations du premier anniversaire de la Victoire, des feux d'artifices embrassèrent un stock de paille entassé par les troupes allemandes au sommet du Jacquemart qui fut, une nouvelle fois, détruit. Grâce à un élan de générosité de la population moulinoise, le beffroi et le campanile furent reconstruits à l'identique (45 mètres de haut dont 31 en structure appareillée) avec cependant une variante, la famille de frappeurs est dorénavant en cuivre.
La famille de frappeurs : Jacquemart, Jacquemette, Jacquelin et Jacqueline. Les parents (1,80 m) sonnent les heures, les enfants (1 m) sonnent les quarts.
S. HUG

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jeudi 6 avril 2017

A quoi sert le Fablab lapalissois ? Le Père Besbre apporte une réponse.


L'ouverture d'un Fablab à Lapalisse est un échec : son taux de réservation  est quasi nul et l'activité de l'unique bénéficiaire des lieux est presque en totalité financée par la Com com. Si l'on ajoute à cela, des orientations fiscales dangereuses et qui prennent ouvertement les communes du Pays de Lapalisse pour des vaches à lait, des boutiques éphémères qui font durer la faillite locale et un nouveau spectacle au château de La Palice qui sera d'ores et déjà déficitaire, il n'y a bien que La Mentagne pour s'étonner que rien ne va plus à Lapalisse. 

S. HUG

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mardi 4 avril 2017

Entre L'étoile et la Rosace, le dernier ouvrage de Roland Marx, vient de sortir

En septembre 2011, je relayai dans les colonnes de PALICIA un avis de recherche de Roland Marx, écrivain et poète lorrain, qui désirait retrouver les descendants des Lapalissois qui offrirent un toit durant l'Occupation à une partie de sa famille d'origine juive qui avait fui Strasbourg. Six ans plus tard, ses recherches ont débouché sur la publication d'un ouvrage intitulé De l'étoile à la Rosace, retraçant l'histoire de sa famille, avant, pendant et après l'Occupation. Au fil des pages, le lecteur se retrouvera vite plongé dans le monde des petits commerçants juifs strasbourgeois de l'avant-guerre et il découvrira comment, passée la terrible épreuve de la guerre, leur univers fut recomposé pièce par pièce autour de cette idée que nous appelons de nos jours la résilience. Une belle leçon de vie. 

Pour commander : Editions Thierry Sajat

mercredi 29 mars 2017

Dernière minute : une décision du bureau de la Com com met le feu aux poudres

Tout dernièrement et en catimini, le Bureau restreint de la Com com a pris la décision d'attribuer l'usage du Stade communautaire du Châtelier au Rugby Club Lapalissois. De fait, le Pays de Lapalisse Football se retrouve sans structures capables d'accueillir les entraînements de ses catégories de jeunes. Aussi, le club formateur a décidé aujourd'hui de suspendre sine die les entraînements des U10 aux U16. Cette situation est intolérable, le candidat De Chabannes va-t-il oser s'engager dans un bras de fer ? Affaire à suivre...

S. HUG

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mardi 28 mars 2017

Collection Patrimoine du Bourbonnais : le Débredinoire de Saint Menoux

Le "berdin" ou "bredin" désigne en Bourbonnais le simple d'esprit, celui que René Fallet faisait monter à Paris ou bien descendre les marches de l'église sous les ricanements des villageois du cru. Invariablement, dans le département de l'Allier, ce terme est associé au débredinoire de Saint-Menoux. 

Le débredinoire de Saint Menoux, avec le trou en demi-cercle permettant de "soulager" le simple d'esprit

Ce sarcophage mérovingien, ayant subi plusieurs aménagements, renferme encore quelques reliques de Saint Menulphe venu des îles britanniques et mort à Mailly-sur-Rose (actuel village de Saint-Menoux) au VIIe siècle. Selon la tradition, il suffirait d'introduire son chef à l'intérieur du tombeau pour recouvrer la plénitude de ses facultés mentales.Rappelons simplement que la psychiatrie est une spécialité extrêmement jeune qui ne remonte qu'au début du XIXe siècle et qui ne déboucha sur la mise au point d'une thérapeutique adaptée qu'un siècle plus tard. Pendant longtemps, les deux meilleurs traitements de la folie furent le verrou (permettant de garder et de se garder du fou ou du dément) et la prière (dans le cadre d'une société profondément chrétienne).
La vie et l'existence même de Menulphe est sujette à caution. Selon la tradition, cet irlandais aurait émigré en Bretagne où il serait devenu évêque de Quimper. De retour d'un pélerinage à Rome, Ménulphe fit une halte dans le bourg de Mailly où il réalisa quelques miracles et se lia d'amitié avec un simple d'esprit qui finit par recouvrer la raison. Par la suite, la trilogie reliques/pélerinage/lieu conventuel, si répandue dans la chrétienté, se mit en place à Mailly : le tombeau de Ménulphe attira de plus en plus de pélerins qui finirent par être accueillis dans une abbaye bénédictine fondée peu après l'an mil. Cette abbaye subsista jusqu'à la Révolution où elle fut démantelée et pillée en l'espace de quelques années. Seule, de nos jours, subsiste de l'ensemble abbatial originel l'église de Saint Menoux, classée Monument Historique dès 1840. 
Eglise de Saint-Menoux datant en grande partie du XIIe siècle
A consulter : Jean-Thomas Bruel, « Aux origines de l’abbaye de Saint-Menoux : Saints et reliques (VIeXIe siècles) », L’abbaye de Saint-Menoux, Art, Archéologie et Histoire, Moulins, Société bourbonnaise des études locales,‎




dimanche 19 mars 2017

Le 4 mai 1865, le savant anglais Henry Christy meurt dans une chambre de l'Hôtel de l'Ecu à Lapalisse.

Henry Christy est né le 26 juillet 1810 à Kingston-on-Thames, dans le sud de l'Angleterre. Il débuta sa carrière professionnelle dans la société de son père, fabricant de chapeaux à Londres, et devint par la suite directeur de la London Joint-Stock Bank. En 1830, Henry Christy entama une série de voyages, qui firent naître en lui un intérêt grandissant pour les études ethnologiques. Encouragé par ce qu'il avait vu à la Grande Exposition de 1851, il consacra le reste de sa vie à voyager sans cesse et à réunir une vaste collection consacrée à l'histoire primitive de l'humanité et qui est aujourd'hui rassemblée au Bristish Museum. Il voyagea notamment en Norvège, en Suède, au Danemark (1852-1853), à Cuba, au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada (1856-1857).
En 1858, il rejoignit la Geological Society au moment même où les silex taillés découverts en France par Boucher de Perthes permirent d'envisager l'ancienneté de l'Humanité. Christy, en compagnie de son ami Edouard Lartet, explora alors de nombreuses cavernes de la vallée de la Vézère en Dordogne. Les recherches qu'il finança permirent de découvrir l'homme de Cro-magnon en 1868, dans une caverne près des Eyzies.


Il mourut, le 4 mai 1865 dans une chambre de l'Hôtel de l'Ecu à Lapalisse, d'une inflammation des poumons à la suite d'un refroidissement sévère contracté pendant des opérations de fouilles près de notre ville. Il laissait un livre inachevé, Reliquiae Aquitanicae, réunissant ses contributions à l'archéologie et la paléontologie du Périgord et des régions voisines du Sud de la France. L'ouvrage fut publié en partie et terminé grâce à un legs de Christy, d'abord par Édouard Lartet puis, après sa mort en 1870, par le professeur Rupert Jones.
Selon sa volonté, la magnifique collection archéologique de Christy fut léguée à la nation. En 1884, elle fut accueillie au British Museum.


Buste de Christy conservé au Bristish Museum

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S. HUG
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vendredi 10 mars 2017

Cinq propositions pour sauver le commerce et l'artisanat locaux

 En résonance à mon article précédent sur l'état actuel du commerce et de l'artisanat lapalissois, je vous livre aujourd'hui cinq éléments de réflexions permettant, à mon sens, de stopper dans un premier temps la descente aux enfers de ce pan très important de la vie économique locale. Certes la politique ne peu pas tout, mais elle peut constituer un puissant levier de changement. Faire preuve de volontarisme serait le meilleur signal à envoyer à des commerçants et des artisans locaux qui se sentent oubliés et trahis. Il est nécessaire de leur redonner envie de travailler ensemble. 
Nous l'avons bien compris, l'actuelle municipalité lapalissoise, qui considère au passage la Communauté de Communes comme sa "chasse gardée", est désespérante d'inaction. La seule union que le Maire de Lapalisse a été capable de nous proposer se résume à une simple addition d'incompétences. Il est urgent de réfléchir à la façon dont nous pouvons sauver le commerce et l'artisanat locaux afin de préparer en toute sérénité une bonne alternance. 


1- Recalibrer la Contribution Economique Territoriale au sein du Pays de Lapalisse afin de soutenir l'emploi.

2- Reprogrammer le marché hebdomadaire le samedi matin, désormais organisé autour d'un carré central dédié à  la promotion des activités artisanales et des productions locales (une mise en avant différente toutes les semaines printanières et estivales).

3- Retravailler le plan de circulation et de stationnement à l'intérieur de la ville (notamment avenue Roosevelt et rue Churchill) afin de faciliter l'accessibilité des chalands.

4- Mettre en place d'un partenariat Commerçants-Comités Entreprises du Pays de Lapalisse devant déboucher sur la création de bons de réduction utilisables dans les commerces locaux.
 
5- Créer une SEML (Société Economique Mixte Locale) à but commercial devant gérer un ou deux camions aménagés (chaîne du froid) destinés à réaliser des "tournées" permettant de proposer à la clientèle du Pays de Lapalisse une gamme variée de produits rassemblés par les commerçants locaux (hors grandes surfaces). Ce principe de "tournées" pourrait être renforcé par un service de dépôt de commandes dans certaines communes et lieux-dits du Pays de Lapalisse. Il est nécessaire dans un tel projet de commencer par cartographier l'étendue et les besoins des zones de chalandise des différents commerces du Pays de Lapalisse afin de jouer la carte de la coopération, de la consolidation et non de la concurrence.  Ici, à la différence des propositions actuelles, ce type de projet est largement éligible à des aides du type FISAC.

S. HUG

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mardi 21 février 2017

Chronique du haut de la palissade : la crise du commerce et de l'artisanat lapalissois

Dernièrement, avec son culot habituel, l'ignoble Mentagne, titrait que Jacques De Chabannes voyait désormais plus loin. Pourquoi pas ! Mais il aurait été juste de rajouter que de près, cela fait bien longtemps que le Maire de Lapalisse ne voit plus grand-chose. On connaît ses échecs cuisants dans le dossier de sauvegarde du LPA Antoine-Brun, son déni quant à la pollution du site de la Maison de Santé pluridisciplinaire, sa liste d'union qui n'en mérita à aucun moment le nom, ses erreurs stratégiques sur le front de la promotion touristique du Pays de Lapalisse (les retombées à long terme liées aux Embouteillages se font encore attendre) et, dernièrement, l'imbroglio autour d'un projet de convention entre la SCP du Château de La Palice et la Com Com. L'héritage est déjà lourd et il faudra du temps pour reconstruire la vie locale. Le chantier s'avère d'autant plus vaste que le commerce et l'artisanat lapalissois n'ont jamais été aussi fragilisés. Pourtant, en 2008, peu avant les Municipales, Allier République, feuille de chou radicale plus que défraîchie, nous présentait Jacques de Chabannes comme un expert du commerce de proximité, un homme né pour le défendre. Quelques années plus tard, le bilan est, une fois de plus, désastreux. Jugez plutôt : en dix ans, 39 commerces lapalissois ont fermé, seuls 17 ont été créés ! Face à la raréfaction de la clientèle, les horaires d'ouverture ont été réduits, les périodes de fermeture pour congé (qui n'en sont pas toujours) se sont allongées, le jeudi, n'est plus le jour béni du commerce lapalissois : le marché n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut . Pire, le taux d'échec des reprises des fonds commerciaux avoisine les 60 %. Aujourd'hui, un commerce sur deux connaît de sévères problèmes de trésorerie et les banques les soutiennent de moins en moins. Beaucoup de petits commerçants et d'artisans locaux ne se versent plus, une grande partie de l'année, qu'un salaire largement inférieur au montant du SMIC ! Dans ces conditions comment investir ? Comment épouser la logique du FISAC présentée comme LA solution par le Maire de Lapalisse. Faute de perspectives et d'indépendance d'action, la motivation n'est plus au rendez-vous : l'association commerciale ACAPLA, pourtant tant vantée lors de sa création il y a quelques mois, n'arrive plus à rassembler qu'une petite poignée d'adhérents lors de ses réunions.
Le problème du commerce et de l'artisanat lapalissois n'es pas lié à un manque d'investissement, il est bel et bien lié à la mutation des modes de consommation et surtout à un appauvrissement dramatique de la zone de chalandise (rappelons que le revenu moyen des Lapalissois est d'un peu plus de 1400 euros par mois). La seule solution, Monsieur le Maire, est de soutenir l'activité économique en mettant en place une politique fiscale incitative afin de créer des emplois et de redonner du pouvoir d'achat. Mais au pays de la Radicalie caleuse il ne faut pas demander l'impossible. 

S. HUG

vendredi 10 février 2017

Le docteur Jacques Laborde


(Le Donjon 1834 - Lapalisse 1909). Après des études de médecine à Lyon, puis à Paris, Jacques Laborde s'établit à Lapalisse en 1860. Il fut pendant près de 32 ans le médecin de l'hôpital de la ville. Elu conseiller général du canton de Lapalisse en 1882, il devint la même année conseiller municipal de notre ville et fut choisi comme maire. Cependant, Jacques Laborde refusa ce poste pour éviter le cumul des mandats. En 1885, Jacques Laborde démissionna de l'Assemblée départementale pour protester comme la tournure anticléricale de la vie politique locale. Se consacrant désormais à la médecine et à l'agriculture où il s'employa à diffuser l'emploi d'engrais chimiques.


S. HUG

mardi 31 janvier 2017

In Mémoriam : Claude Tain vient de nous quitter


Claude Tain vient de nous quitter à Nantes à l'âge de 63 ans, ville dans laquelle, ce passionné de littérature avait ouvert une bouquinerie il y a quelques années. Originaire de Moulins, Claude Tain fit ses études à Banville avant de gagner l'Université de Tours d'où il sortit diplômé en urbanisme en 1975. Animateur à l'ARIM Auvergne entre 1976 et 1992, Claude Tain marqua la vie lapalissoise de 1980 à 1992. Il contribua en effet dans le cadre de son mandat professionnel à l'amélioration de nombreux domiciles de notre ville et du pays lapalissois. Mais n'oublions pas que ce passionné d'histoire locale et d'action culturelle fut à l'origine du Journal Info Trente et des Rencontres Photographiques de Lapalisse qui permirent de faire venir des grands noms tels que Willy Ronis, Christian Louis et Jean-loup Sieff. Claude Tain demeura un amoureux inconditionnel du Bourbonnais, resté curieux de l'évolution de sa Cité des bords de Besbre. 

S. HUG

samedi 28 janvier 2017

Le festival du rire continue à Lapalisse : le chiffre du jour est le 20

Sortez vos stylos et vos bloc-notes !
La fameuse séance du Conseil Communautaire du 1er décembre 2016 n'en finit plus d'alimenter les débats locaux. Un nouveau rebondissement est à lire dans le compte-rendu du dernier Conseil communautaire. Après avoir été 23 à participer au vote du projet de convention de location entre la SCP du Château de La Palice et la Communauté de Communes (version du 5 décembre), puis, 21 votants (version du 15 décembre), désormais, la nouvelle version fait état de 20 votants à la question numéro 9 de l'ordre du jour du 1er décembre 2016. Un seul mot : RIDICULE ! Nos élus doivent se ressaisir et exposer la vérité des conditions de ce vote.

S. HUG



vendredi 27 janvier 2017

Les cachots du château de La Palice

La tour de Montpalein, coiffée d'une poivrière, abrita jusqu'à la Révolution les cachots seigneuriaux. Pour l'heure, un seul document d'archives parvenu jusqu'à nous mentionne ce lieu. Il s'agit d'un procès-verbal dressé devant notaire le 4 novembre 1755 (Archives Départementales de l'Allier E 206) qui fait état de réparations nécessaires (chambre du garde, salle d'armes, cachots, escaliers et grenier) estimées à 72 livres (maçonnerie, porte neuve, carrelage, main d'oeuvre). Inutile de fantasmer sur la justice médiévale et sur celle de l'Ancien Régime : les peines de prison étaient rares. L'enfermement carcéral était conservatoire et permettait d'attendre la tenue de son procès au terme d'instructions généralement rapides. De plus, dès les XIV-XVe siècles, les seigneurs haut-justiciers (à l'image de ceux de La Palice) furent peu à peu privés de leurs prérogatives en matière criminelle par les administrations ducale puis royale. La justice ancienne privilégiait en fait la médiation et les réparations pécuniaires. Seules les personnes insolvables ou mises de côté par la communauté des habitants, sans oublier bien entendu celles qui étaient étrangères à  celle-ci, étaient condamnées à de "réelles" peines de prison. La tour de Montpalein servit de prison seigneuriale jusqu'à la Révolution, puis de prison cantonale et d'arrondissement jusqu'en 1815.
S. HUG

HUGSEPHANE@aol.com

mardi 24 janvier 2017

Dernière minute : les fantômes de la Radicalie

En l'état actuel des chiffres fournis par la gauche locale, 160 personnes auraient voté au bureau de Lapalisse lors du premier tour du scrutin des Primaires citoyennes. Rappelons qu'au premier tour de la Primaire de Droite plus de 400 électeurs s'étaient déplacés. Dimanche, au pays de la Radicalie caleuse, seuls 18 électeurs auraient choisi Sylvia Pinel, candidate du PRG, soit 11,25 % du total... Et dire qu'à Vichy ont essaye de faire croire qu'une dynamique locale est en marche autour du candidat De Chabannes pour les prochaines législatives, il y a de quoi rire. 

S. HUG

vendredi 13 janvier 2017

Dernière minute : le flou le plus total règne à Lapalisse

Il y a quelques jours, j'avais attiré votre attention sur le fait que le compte-rendu de la réunion du Conseil communautaire du 1er décembre 2016 comportait une anomalie concernant la procédure de vote sur l'adoption d'un avant-projet de convention de location entre la SCP du Château de La Palice et la Com com. Une première version du compte-rendu, avalisée par le Président de la Communauté de Communes le 05 décembre, avait été mise en ligne. Quelques jours plus tard, suite à l'article paru dans les colonnes de Palicia, une seconde version, retouchée et avalisée le 15 décembre, fut mise en ligne. Voici ces deux versions, comparez par vous-même : 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Les rajouts en disent long sur l'opacité qui règne à Lapalisse... Mais il y a pire, le compte n'y est toujours pas. Certes, il y aurait donc eu, ce fameux soir du 1er décembre, toujours 21 présents et 2 procurations, mais désormais on nous fait part de 15 votants et de 6 abstentions pour seulement cinq identités avancées... Le mystère reste entier ! Il est fort possible que nous en apprenions plus dans une énième version... radicalement différente, comme il se doit au pays de la Radicalie.

S. HUG 

mardi 10 janvier 2017

Le diplôme d'Emilie (1915)

Ce diplôme de mérite décerné pendant la Grande Guerre à Emilie Montaret est un magnifique exemple de propagande patriotique au sein de l'enseignement catholique. Les thématiques des illustrations sont pour le moins parlantes : à gauche, à droite et en bas, sont représentés les symboles des trois armes des forces françaises engagés dans les combats, en haut, les drapeaux des Alliés  (France, Royaume-Uni, Belgique, Italie et Russie) sont rassemblés autour de la Croix. Plus surprenant pour nous, aux quatre coins du diplôme sont reproduites les armes de guerre modernes de l'époque. Emilie Montaret était issue d'une vieille famille bourgeoise de Lapalisse. Son père dirigeait alors une petite fabrique de serrurerie reconvertie dans le cadre de l'effort de guerre dans le tournage d'obus et de munitions. Elle vécut durant toute sa vie dans la maison familiale située au bas de la rue Notre-Dame.

S.HUG 

lundi 2 janvier 2017

Tartarin et Puravet : deux anarchistes du Pays lapalissois

Confrontée à la fois à la crise politique du boulangisme et à la crise morale et financière de Panama, la France des années 1880-1890 subit au même moment les assauts des mouvements anarchistes.
En réaction à cette "Troisième République affairiste", l'anarchiste Auguste Vaillant lança en 1893 une bombe dans l'hémicycle du Palais-Bourbon. L'attentat fit 34 blessés. Quelques mois plus tard, le 24 juin 1894, l'anarchiste italien Caserio assassina à Lyon le président de la République, Sadi Carnot.

C'est dans ce contexte que la Cour d'Assises de l'Allier jugea, lors de sa session d'août 1894, une série d'affaires dans lesquelles les accusés étaient poursuivis pour avoir fait l'apologie de l'assassinat du Président de la République. Parmi ces prévenus, figuraient deux Commentryens particulièrement virulents ainsi que deux Lapalissois Tartarin et Puravet :

Jean-Marie Tartarin est né le 15 novembre 1846 à Droiturier, il est marié et père de trois enfants.

Le 25 juin 1894, dit l'accusation, Tartarin, anarchiste bien connu, se trouvait à Lapalisse et conversant avec diverses personnes dans une boulangerie, il aurait tenu les propos suivants au sujet de l'assassinat du Président Carnot : "C'est bien fait ! il a assez fait couper de têtes, c'est bien son tour!" Quelques instants après, il rencontra dans la rue un sieur Berger et lui dit, en faisant allusion au même événement : "Cette fois il y est, c'est bien son tour, une canaille de moins." Tartarin est redouté dans la commune, il a déjà subi plusieurs condamnations.

Le casier judiciaire de Tartarin portait déjà trois condamnations dont deux pour coups et blessures et une pour bris de clôture.


"Je ne m'occupe pas de politique, déclare l'accusé, je ne professe point les idées anarchistes qu'on me prête, et s'il m'est parfois arrivé de prendre la parole dans des réunions politiques, ce n'a jamais été pour développer ces idées qui, je le répète, ne sont pas les miennes."

Tartarin nia les deux propos relevés contre lui. A la boulangerie Coratte, il se serait exprimé ainsi en parlant de l'assassinat de M. Carnot : "Ma foi, tant pis". Dans la rue, il n'aurait rien dit de ce que rapporte l'acte d'accusation. Etiez-vous ivre ? lui demanda le Procureur de la République. Tartarin répondit qu'il était en proie à une certaine émotion, mais cette émotion lui avait été causée par la nouvelle de l'attentat de Lyon.

On entendit ensuite les témoins, tous de Lapalisse :

M. Coratte, boulanger, lisait en présence de Tartarin et de Mahuet, dans une salle attenante à la boulangerie, salle dont la porte était ouverte, un journal de Lyon, rapportant l'attentat commis contre M. Carnot, lorsque l'accusé s'écria : "C'est bien fait, il a assez fait couper de têtes, c'est bien son tour !" M. Mahuet, menuisier, fit une déposition dans laquelle il est précisé que l'accusé aurait dit : "C'était sans doute son tour, il en a assez laissé tuer d'autres !"


La femme Pétin, qui était présente à la lecture du journal, n'a pas entendu les paroles imputées à Tartarin, mais elle a entendu celui-ci déclarer qu'il était anarchiste. Mme Coratte déclare qu'à la suite de la lecture du journal, Tartarin s'écrie : "C'était sans doute son tour, il en a assez laissé tuer d'autres !" M. Mahuet, indigné, reprit alors : "Il faudrait que tous les anarchistes soient guillotinés !"
Ce à quoi Tartarin aurait répondu : "J'en suis un !"

Me Blandin présenta ensuite la défense de Tartarin qui fut finalement acquitté.

Le second accusé, Gilbert Puravet, est parent de Tartarin, il est marié et père de deux enfants, il a déjà été condamné à une peine de prison pour vol. Il a habité à Lapalisse où il a fait divers métiers. Depuis le mois de mai dernier, il résidait à Vichy, où il tenait l'emploi de pisteur dans l'un des hôtels de cette station thermale.


Le 25 juin, dans la matinée, il se rendait précisément à Saint-Germain-des-Fossés pour y racoler les voyageurs, lorsque, sur le quai de la gare, il entendit deux voyageurs qui s'entretenaient du meurtre de M. Carnot et exprimaient tout haut la vive indignation que leur causait cet horrible attentat. D'après ces deux voyageurs, l'accusé se serait approché d'eux et aurait ainsi émis son opinion sur le crime : "On l'a tué, c'est bien fait, il n'a que ce qu'il méritait. Et d'ailleurs, il ne valait pas grande monnaie !" En entendant ce propos, un autre voyageur, qui se trouvait dans un train en partance, descendit de son compartiment et alla dénoncer Puravet au gendarme de service qui l'arrêta séance tenante.


L'accusé soutint qu'il n'a point prononcé les paroles qu'on lui reproche. Je n'approuve pas l'assassinat de M. Carnot, déclara-t-il. J'en éprouve, au contraire, un grand regret.

On entend les témoins :

M. Rousseau, maître d'hôtel, se trouvait avec M. Moinard lorsque l'accusé a fait l'apologie du meurtre de M. Carnot. Il a parfaitement saisi les propos de Puravet qu'il a ainsi apostrophé : "Gredin que vous êtes, quand on pense des paroles de ce genre on ne les prononce pas !" M. Moinard, garçon d'hôtel, confirme en tous points le témoignage de M. Rousseau.
Le gendarme Roghi déposa que ce fut sur une dénonciation portée par un voyageur, dont il n'a pas pu prendre le nom, qu'il a procédé à l'arrestation de l'accusé. L'attitude de ce dernier avait causé une telle indignation dans toute la gare, qu'il fut sur le point d'être écharpé. déjà toutes les cannes se levaient sur sa tête, lorsque le témoin l'entraîna vers la caserne de gendarmerie.

Après le réquisitoire prononcé par M. Beaugrand, procureur de la République et la plaidoirie de Me Blandin, le jury se retira pour délibérer. Il acquitta Puravet.


S. HUG