samedi 8 juillet 2017

François Girardeau (1844-1936), républicain ordinaire



François Girardeau naquit à Saint-Gengoux-le-royal (Saône-et-Loire) en 1844. Son père étant couvreur, à sa sortie de l'école communale, François décida de s'engager sur la voie paternelle et partit ainsi faire son "tour de France" en tant que compagnon-couvreur. François Girardeau travailla à de nombreuses reprises à Vichy dans la décennie 1860. Engagé volontaire lors de la guerre de 1870 en tant que franc-tireur, François Girardeau découvrit véritablement Lapalisse peu après son retour à la vie civile. En septembre 1873, il épousa une jeune lapalissoise, Marie-Louise Dujardin (1852-1936), fille d'un maçon qui lui donna deux enfants. Très vite, François Girardeau s'installa à son compte au faubourg où il établit sa demeure et son atelier. Ardent anticlérical, libre penseur, François Girardeau entra au conseil municipal de Lapalisse en 1881 et y siègea jusqu'en 1888, puis de nouveau entre 1896 et 1900. Il fut également pendant de longues années président du conseil d'administration de la Caisse d'Epargne de Lapalisse.

Esprit curieux, François Girardeau possédait une assez belle bibliothèque qui regroupait notamment une Histoire naturelle en 27 volumes, le Dictionnaire encyclopédique de Trousset en 6 volumes, un atlas géographique dressé par Elisée Reclus, des ouvrages d'histoire politique...

François Girardeau mit fin à sa carrière professionnelle autour de l'âge de 60 ans. Disposant d'un bon porte-feuille d'actions et de trois maisons de rapport à Lapalisse, notre homme vivait en fait depuis de nombreuses années en bon bourgeois. Néanmoins, l'inflation causée par la Grande guerre fit fondre le rapport de ses titres et les dernières années de sa vie furent un peu moins confortables que celles de la Belle Epoque. François Girardeau s'éteignit dans sa maison du faubourg le 31 octobre 1936 et fut enterré civilement au cimetière municipal en présence de tous les membres de la Libre-Pensée locale.

S. HUG

Les murailles de La Palisse

La reconstitution du tracé et de la nature des murailles de l'ancien bourg castral de La Palisse est l'une des tâches les plus ardues de notre histoire locale. Cité routière, le tissu urbain de Lapalisse a en effet été plusieurs fois remanié depuis le milieu du XVIIIe siècle. Ci-dessus, plan du tracé des murailles de La Palisse à l'époque moderne (in, S. Hug, Mille ans d'histoire au pied du château, Cahiers Bourbonnais, 2005).
Gravure de Claude Chastillon (vers 1620 - BNF) avec localisation des éléments des murailles que l'historien peut identifier grâce aux sources iconographiques.
Croquis levé par l'ingénieur du Roi Mathieu au lendemain de la crue destructrice de la Besbre de 1707 (Cabinet des Estampes - BNF). A gauche, nous distinguons en haut de la rue des Juifs (actuelle rue du Commerce), la Porte Jarrot ouvrant sur la prairie seigneuriale située au bord de la rivière (la rue de la Prairie actuelle conserve le souvenir de ce lieu champêtre tout contre l'ancienne ville). Cette Porte Jarrot a été détruite en 1745 a l'occasion du percement de la nouvelle route royale de Paris à Lyon.


Vue de la ruelle Billaudit dont les murs intègrent des restes de l'ancienne muraille.

Cliché datant de la fin du XIXe siècle où figure la Porte de la Voûte détruite vers 1890.

S.HUG