samedi 23 septembre 2017

Naissance de la course à pied à Lapalisse

Les premières sociétés à caractère sportif furent crées à Lapalisse dans les années 1880-1890. Il s'agissait d'une société de Tir animée par l'armurier local Chatel et de La Patriote, une société de gymnastique animée par Paul Bonamour du Tartre, percepteur des Contributions Indirectes, ancien Saint-Cyrien. Mais la véritable naissance de l'esprit de compétition remonte à la Belle époque, entretenu par la lecture assidue des quotidiens et des illustrés d'alors. 

Voici le plus ancien témoignage retrouvé évoquant une course à pied dans notre ville (Le Républicain de Lapalisse, 5 mars 1905)
Dans le bulletin d'informations de l'AAL "spécial cinquantenaire", Joseph Liard, ancien jour et Président du club revenait sur la pratique de la course à pied à Lapalisse au tout début des années 1920 : "L'athlétisme y avait également droit de citer et les séances d'entraînement étaient assez fréquentées. La société ne possédait pas de terrain aménagé pour les courses à pied et celles-ci avaient lieu le plus souvent sur la route nationale où les bornes kilométriques servaient à repérer la distance à parcourir. Plusieurs réunions locales furent organisées qui obtinrent un joli succès. Parmi les As de l'époque, il convient de citer : Raymond Chabanne, Claudius Papon pour le 100 mètres, J.M Papon, Doriat, Riboulin pour le 400 mètres, quant aux courses de fond qui consistaient en un circuit Lapalisse-Saint-Prix et le retour par la route du Breuil, les meilleurs coureurs étaient Bardet, Driffort, Geneste. Quant aux concours, sauts, lancers etc... ils étaient un peu délaissés." 

Cependant, l'esprit multisports de l'AAL s'éteignit peu à peu : la pratique du rugby s'arrêta en 1922, ouvrant le long règne du football. La course à pied devint alors un entraînement complémentaire, pratiqué au gré des humeurs et de la forme physique des protagonistes. Faute d'un engouement local et d'installations adéquates , la pratique de l'athlétisme fut cantonné au rôle d'éveil scolaire. Il fallut attendre la fin des années 1960 et le début des années 1970 pour quelques audacieux se lancent, sous les regards médusés de la population, dans le cross-country. 

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

vendredi 8 septembre 2017

Rosières (Lapalisse)

 Jusqu'en 1617, Rosières fit partie de la seigneurie du Couldray (paroisse de Périgny). A cette date, cette terre fut érigée en fief et donnée à Michel de Prouvers, écuyer, capitaine dans le régiment de M. de Chitain. Il est à noter que les Prouvers possédaient l'intégralité de la seigneurie du Couldray depuis le milieu du XVIe siècle. En 1631, Michel de Prouvers échangea avec le seigneur de La Palice, Jean-François de la Guiche,  ce fief contre celui de la Motte-Vesset (paroisse de Tréteau). La pièce maîtresse de ce fief était constitué par un doublon moulin/maillerie plutôt en mauvais état à en croire les documents notariés. Le fief de Rosières resta dans la seigneurie de La Palice pendant un demi-siècle puis fut donné, par contrat notarié, à Catherine Mouton en échange de la prise en charge d'une dette de dix mille livres de Bernard de la Guiche sur Maître Antoine Philippe, seigneur de Lestre, secrétaire de Mgr le Duc d'Orléans. En 1711, Rosières échut par héritage à Marie Dupré, puis aux Seuillet qui le possédaient encore à la Révolution. Le moulin de Rosières appartint ensuite au cours du XIXe siècle aux Martin des Boudets (Châtel-Montagne), aux Turlin (Lapalisse) et enfin aux Dulignier (Saint-Prix).

Extrait du cadastre de 1829 (Archives départementales de l'Allier), on y distingue nettement le vieux moulin et son bief. En 1836, le meunier était un nommé Noël Gallay, puis le moulin fut exploité par la famille Goninet des années 1840 aux années 1860, la famille Rondepierre prit le relais jusqu'au début des années 1890, période à laquelle le moulin fut désaffecté.  Les ruines de ce moulin furent visibles jusqu'au milieu des années 1980 avant que le site ne soit totalement arrasé.

Souvenirs photographiques de jeux nautiques donnés sur l'étang de Rosières dans les années 1930, puis dans les années 1950.
S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com