mardi 21 février 2017

Chronique du haut de la palissade : la crise du commerce et de l'artisanat lapalissois

Dernièrement, avec son culot habituel, l'ignoble Mentagne, titrait que Jacques De Chabannes voyait désormais plus loin. Pourquoi pas ! Mais il aurait été juste de rajouter que de près, cela fait bien longtemps que le Maire de Lapalisse ne voit plus grand-chose. On connaît ses échecs cuisants dans le dossier de sauvegarde du LPA Antoine-Brun, son déni quant à la pollution du site de la Maison de Santé pluridisciplinaire, sa liste d'union qui n'en mérita à aucun moment le nom, ses erreurs stratégiques sur le front de la promotion touristique du Pays de Lapalisse (les retombées à long terme liées aux Embouteillages se font encore attendre) et, dernièrement, l'imbroglio autour d'un projet de convention entre la SCP du Château de La Palice et la Com Com. L'héritage est déjà lourd et il faudra du temps pour reconstruire la vie locale. Le chantier s'avère d'autant plus vaste que le commerce et l'artisanat lapalissois n'ont jamais été aussi fragilisés. Pourtant, en 2008, peu avant les Municipales, Allier République, feuille de chou radicale plus que défraîchie, nous présentait Jacques de Chabannes comme un expert du commerce de proximité, un homme né pour le défendre. Quelques années plus tard, le bilan est, une fois de plus, désastreux. Jugez plutôt : en dix ans, 39 commerces lapalissois ont fermé, seuls 17 ont été créés ! Face à la raréfaction de la clientèle, les horaires d'ouverture ont été réduits, les périodes de fermeture pour congé (qui n'en sont pas toujours) se sont allongées, le jeudi, n'est plus le jour béni du commerce lapalissois : le marché n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut . Pire, le taux d'échec des reprises des fonds commerciaux avoisine les 60 %. Aujourd'hui, un commerce sur deux connaît de sévères problèmes de trésorerie et les banques les soutiennent de moins en moins. Beaucoup de petits commerçants et d'artisans locaux ne se versent plus, une grande partie de l'année, qu'un salaire largement inférieur au montant du SMIC ! Dans ces conditions comment investir ? Comment épouser la logique du FISAC présentée comme LA solution par le Maire de Lapalisse. Faute de perspectives et d'indépendance d'action, la motivation n'est plus au rendez-vous : l'association commerciale ACAPLA, pourtant tant vantée lors de sa création il y a quelques mois, n'arrive plus à rassembler qu'une petite poignée d'adhérents lors de ses réunions.
Le problème du commerce et de l'artisanat lapalissois n'es pas lié à un manque d'investissement, il est bel et bien lié à la mutation des modes de consommation et surtout à un appauvrissement dramatique de la zone de chalandise (rappelons que le revenu moyen des Lapalissois est d'un peu plus de 1400 euros par mois). La seule solution, Monsieur le Maire, est de soutenir l'activité économique en mettant en place une politique fiscale incitative afin de créer des emplois et de redonner du pouvoir d'achat. Mais au pays de la Radicalie caleuse il ne faut pas demander l'impossible. 

S. HUG

vendredi 10 février 2017

Le docteur Jacques Laborde


(Le Donjon 1834 - Lapalisse 1909). Après des études de médecine à Lyon, puis à Paris, Jacques Laborde s'établit à Lapalisse en 1860. Il fut pendant près de 32 ans le médecin de l'hôpital de la ville. Elu conseiller général du canton de Lapalisse en 1882, il devint la même année conseiller municipal de notre ville et fut choisi comme maire. Cependant, Jacques Laborde refusa ce poste pour éviter le cumul des mandats. En 1885, Jacques Laborde démissionna de l'Assemblée départementale pour protester comme la tournure anticléricale de la vie politique locale. Se consacrant désormais à la médecine et à l'agriculture où il s'employa à diffuser l'emploi d'engrais chimiques.


S. HUG