jeudi 22 avril 2010

Le vice-amiral Chocheprat avait son port d'attache à Périgny

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Le vice-amiral Paul Louis Albert Chocheprat naquit au Couldray, sur la commune de Périgny, en 1855. Cette propriété appartenait à sa famille depuis qu'en 1812, sa grand-mère, Claudine-Madeleine Fouet, l'avait apportée en dot à Gilbert Pourçain Chocheprat (1768-1838), grand propriétaire terrien et maire de Vichy entre 1805 et 1809. Tout comme son père, Jules Jean Joseph (1813-1884), le jeune Paul Louis Albert décida d'embrasser une carrière dans la marine.Il entra à l'Ecole navale de Toulon en 1871. Aspirant le 5 octobre 1874, il fut affecté sur le vaisseau-école de canonnage Alexandre; en 1875, puis sur la Jeanne-d'Arc, en 1876 et enfin sur La Galissonnière, bâtiment faisant partie de la Division navale du Pacifique. Enseigne de vaisseau le 19 août 1877; il est affecté sur le Richelieu, escadre d'évolutions. En 1878, Officier de manoeuvre sur le Castor, à la Station du Sénégal, il survit à une épidémie de fièvre jaune lors d'une opération sur le Haut-fleuve.. De retour à Cherbourg il fut affecté sur le croiseur Armorique, Division volante et d'instruction. Lieutenant de vaisseau le 25 janvier 1882, il commanda la batterie du Desaix, puis il fut affecté à Toulon. En 1884, Chaucheprat devint Officier d'ordonnance de l'amiral JAURÈS. En 1885 et 1886, il fit partie de l'encadrement de l' Iphigénie, bâtiment-école des Aspirants comme instructeur. En 1887, Major de l'École des Officiers torpilleurs de Toulon. Commandant de l'aviso-torpilleur Couleuvrine, Escadre d'évolutions. En 1889-90, Adjudant de division sur la Clochetterie et le Lapérouse à Terre-Neuve. Capitaine de frégate le 27 mai 1891, Officier de manoeuvre sur l' "Amiral-Baudin, puis Second sur la Dévastation, Escadre de Méditerranée et du Levant, puis sur le Vauban en 1893. En 1894, sur le Courbet. En 1895 il commanda le transport Aubé, station de Tahiti, où il participa aux opérations de Raïatea et de Tahaa au début 1897. En 1898, à Cherbourg, affecté à l'État-Major. Capitaine de vaisseau le 28 août 1898; Officier de la Légion d'Honneur la même année. En 1899, il commanda le Charles-Martel, porte-pavillon du Contre-Amiral Germain ROUSTAN, Commandant une Division de l'Escadre de Méditerranée. Au 1er janvier 1903 - nomination du 15 octobre 1901 - Commandant du cuirassé d'escadre Charlemagne, auprès du Vice-Amiral Edouard POTTIER, Commandant en chef l'Escadre de Méditerranée. En 1905-06, il est Chef d'État-Major générale de l'Armée navale pendant les manoeuvres et est très apprécié par l'amiral FOURNIER. Contre-Amiral le 9 mars 1907, il commanda la 4ème Division en Méditerranée. Vice-Amiral le 14 octobre 1911, il est nommé Préfet maritime du 2ème arrondissement à Brest, puis en 1913, du 5ème arrondissement maritime de Toulon. En 1914, il commanda la 1ère Escadre en Armée navale, pavillon sur le Diderot. il fut l'un des meilleurs collaborateurs de l'amiral BOUÉ de LAPEYRÈRE. En 1916, Membre du Conseil supérieur de la Marine. Versé dans la cadre de réserve en juin 1917.

S. HUG

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jeudi 8 avril 2010

L'épopée des Mines de Bert-Montcombroux

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Les premiers gisements de schistes houillers furent découverts aux Freschiers sur la paroisse de Bert vers 1780. Mais ce fut seulement vers 1820 que leur exploitation débuta véritablement autour des puits des Mandins, de l’Aubepin et des Comtois. La première compagnie des Mines de Bert, associant les sieurs Bouquet, Méplain et Crouzier, vit le jour en 1832. Deux ans plus tard, une autre compagnie, Rossigneux-Meilheurat, obtint la concession des gisements situés sur Montcombroux.

L'ancien carreau des Mandins est actuellement occupé par les ateliers de la société SACRED-Bertoise de caoutchouc.

En 1837, la Société Ratel absorba la compagnie Rossigneux-Meilheurat et développa les mines bertoises. Une voie ferrée (la première du département) fut ouverte en 1843-1844, assurant la jonction sur 25 kilomètres entre le puits des Comtois et le port fluvial de Dompierre-sur-Besbre. La voie, en fonction jusqu’en 1938, possédait un écartement de 0,92 m. La traction des wagonnets fut tout d’abord assurée par la force hippomobile, puis la Société Ratel fit rapidement l’acquisition de deux locomotives à vapeur. La Société Ratel fut mise en liquidation en 1842, une nouvelle Société fut alors constituée et perça deux nouveaux puits : les Echelles, Sainte-Barbe. Les effectifs ne cessèrent alors d’augmenter : 106 ouvriers en 1856, 250 en 1865. A cette époque la production totale était de 20 000 tonnes dont les deux tiers étaient acheminés vers le port de Dompierre. En 1873, les deux Sociétés minières, Ratel et Crouzier, fusionnèrent et donnèrent naissance à la Société Anonyme des Mines de Bert. Dans les années 1880, les différents carreaux employaient environ 350 ouvriers et chaque année 40 000 tonnes de houille étaient extraites. Alors que Montcombroux comptait 436 habitants en 1846, la population communale culmina à 1447 habitants en 1891.


En 1902, une Société des Mines de Bert et de Montcombroux fut fondée. Durant la Grande Guerre l’exploitation connut un pic en culminant à 62 000 tonnes en 1917 et 1918.

A partir des années 1920, le charbon de Bert-Montcombroux devenu trop cher à exploiter, perdit de sa compétitivité. Les mines furent finalement fermées en 1934. En 1942, afin de soutenir l’effort de guerre de l’occupant, le Régime de Vichy fit rouvrir les mines de Bert-Montcombroux. La production cessa définitivement en 1951 alors qu’un projet de création d’une centrale thermique capable de fournir de l’électricité à toute la région était porté, sans lendemains, sur les fonts baptismaux par Fernand Auberger, sénateur de l’Allier, Pierre Gonard, maire de Bert et conseiller général et Gilles Gozard, député de l’Allier.

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Depuis le milieu des années 1990, l'Association des Gueules Noires de Montcombroux assure la conservation et la promotion du patrimoine et de la mémoire de cet ancien bassin minier.

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S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

Chronique du haut de la palissade : sur le chemin de Damas

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Tel saint Paul touché par la Grâce sur le chemin de Damas, le bureau de la com com du Pays de Lapalisse semble s'être converti à l'économie de marché. Même si le dogme est encore hésitant et la foi des néophytes encore fragile, nous ne pouvons que nous réjouir de cette nouvelle orientation. La com com vient même de choisir un autel dédié à sa nouvelle religion : il s'agit de l'Aire des Vérités et de la Zone commerciale qui devrait sortir de terre à ses pieds. En effet, lors de sa réunion du 25 mars dernier, le Président de la Com com a annoncé que le bureau communautaire avait décidé l'ouverture de la Zone d'activités "Près de la Grande Route" aux enseignes commerciales. Des sources consulaires nous ont confirmé que l'implantation d'un magasin de chaussures ainsi que d'un magasin de prêt-à-porter était quasiment acquise. Tout semblerait donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cependant, la décision finale concernant ces implantations reviendra au Conseil municipal de Lapalisse qui, en 2008, lors de la campagne électorale s'était engagé à défendre le commerce de Centre-ville et à tout faire pour le développer en y implantant de nouvelles cellules. Autre point sensible : alors qu'il y a quelques mois la municipalité souhaitait ouvrir un point de vente des produits du Pays de Lapalisse dans l'une des bâtisses dont la restauration est programmée au pied du château, nous venons d'apprendre que l'exclusivité de ces mêmes produits vient d'être concédée à la future Aire des Vérités. Le chemin de Damas risque donc d'être particulièrement long et cahotique pour certains néophytes.

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com