jeudi 21 avril 2011

Les coureurs de mai

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Les coureurs de mai lapalissois de la classe 27


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Les coureurs de Mai (appelés également Chanteurs de Mai dans certaines localités) qui sillonnent encore les campagne du Centre de la France durant la première nuit du mois incarnent l'une des plus joyeuses survivances païennes venues du fond des âges. A mi-chemin entre le charivari de nos ancêtres (dont la cérémonie du pot de chambre servi aux jeunes mariés le matin de la Nuit de Noces, constitue l'ultime avatar) et les fêtes bacchanales en l'honneur de la renaissance de la nature, le fait de courir le mai permettait autrefois à la jeunesse de rompre avec la solennité du temps pascal et d'annoncer bruyamment le réveil de la terre juste avant d'entrer dans les interdits du mois marial.



Allant de maison en maison, ces bandes de jeunes (à l'origine les conscrits de l'année devant partir au Service militaire) continuent à échanger des couplets évoquant le joli mois de mai contre quelques oeufs, du lard, ou un litron. Les maisons les plus accueillantes qui jalonnent ces rogations fleuries des Grands Ducs, offrent volontiers la gnôle, la fine et autre coup de marc qui finissent par vous tomber dans les genoux. A l'aube, tout s'achève encore autour de copieuses omellettes confectionnées avec les victuailles ramassées par monts et par vaux.



Si les coureurs de mai se font désormais plutôt rares dans les rues de Lapalisse (la ville police les moeurs !), cette belle coutume survit encore fort heureusement dans plusieurs villages du Pays lapalissois.

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S. HUG



HUGSTEPHANE@aol.com

jeudi 14 avril 2011

Moratoire sur la fermeture du Lycée Antoine-Brun

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Un moratoire d'une année vient d'être décidé sur la fermeture du Lycée Agricole de Lapalisse. Les acteurs du dossier réussiront-ils à mettre en place des filières attactives et innovantes ? Retrouvez sur Palicia des pistes de réflexion publiées dès le mois de décembre dernier.


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mercredi 13 avril 2011

12 septembre 1940 : le Maréchal Pétain en visite à Billezois.

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La Révolution nationale, programme idéologique du Régime de Vichy, nourrissait notamment le désir de former une jeunesse nouvelle par le biais de la culture physique et sportive. Cette approche hygiéniste de la jeunesse n'était pas en soi une nouveauté puisqu'elle traversait la société française depuis les années Trente. Mais avec l'Etat français la régénération de la vigueur française devint un leitmotiv politique. Le 12 septembre 1940, le Maréchal Pétain vint ainsi à Billezois afin d'inaugurer un terrain de pratiques sportives et physiques.

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Article du quotidien Le Matin du 13 septembre 1940

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in, Michel Rousseau, Pétain en Images, Bruxelles, 1978


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L'administration postale utilisa certains clichés de la visite du Maréchal Pétain à Billezois afin d'illustrer ses calendriers 1941.

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Remerciement à l'historien vichyssois Alain Carteret pour son aide documentaire.

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S. HUG


HUGSTEPHANE@aol.com

samedi 9 avril 2011

La notion de développement durable au coeur d'un débat et d'une enquête publique

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Du 4 avril au 6 mai 2011, se déroule en Mairie de Montcombroux-les-Mines une enquête publique visant à recueillir les avis des citoyens et des riverains concernés et sensibilisés au projet immobilier porté par la société Montcombroux Golf. Ce projet estimé à 120 millions d'euros prévoit la création sur un espace de 300 hectares d'un golf, de trois hameaux de 275 villas et de 136 appartements, d'un hôtel de 100 chambres, d'un centre équestre et deux parkings. Quatre à cinq années de travaux seront nécessaires pour faire sortir de terre cet ensemble hors normes. La société Montcombroux Golf, dirigée par des investisseurs hollandais, table sur la création d'une soxantaine d'emplois dont seulement une poignée serait recrutée au niveau local. Ce projet élaboré bien avant la crise financière de 2008, grand consommateur d'espaces ruraux, est au coeur de la problématique du développement durable : est-on à l'articulation de l'économique, de l'environnemental et du social ? Beaucoup de zones d'ombres subsistent encore.


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Un débat est organisé le Mercredi 13 avril 2011 à 20 heures,

salle des fêtes de Montcombroux

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jeudi 7 avril 2011

Une photo à la Une.

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La Barbenan - Arfeuilles
(cliché de Guillaume Temin - droits réservés)
Découvrez la galerie photo de Guillaume Temin  

vendredi 1 avril 2011

1er avril 2011, une blague qui va faire rire jaune : le retour de la chronique du haut de la palissade.

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Comme vous le savez, la mise en place d’une démocratie numérique à l’échelle du Pays de Lapalisse a été attaquée il y a quelques semaines de la manière la plus sournoise qui soit. Fort heureusement, de nombreux internautes, amis de la Liberté, ont fait comprendre aux vils corbeaux qu’ils ne pouvaient indûment projeter leur ombre sur notre ville. En effet, la seconde enquête d’opinion, lancée au lendemain de la forfaiture anonyme, s’est soldée par une incontestable victoire des partisans de la démocratie numérique. Notez au passage, chers lecteurs, que ce concept attire désormais trois fois plus de participants qu’il y a un an : Messieurs les Censeurs, il ne s’agit plus d’une curiosité, mais d’une réalité ! Comme je vous l’avais clairement exposé, la poursuite de mon combat dépendait de votre choix. Je remercie donc tous les internautes qui m’ont accordé leur confiance et je me fixe maintenant comme mission d’extirper des ténèbres celles et ceux qui ne sont pas encore convaincus de l’utilité de la démocratie numérique. Pour mon retour, je vous livre malheureusement une chronique placée sous le signe de l’inquiétude. Depuis plusieurs semaines, le dossier de la Maison de Santé a quitté le devant de la scène et plus aucun décideur ne fait état de l’avancement des démarches ni n’évoque les risques potentiels qui sommeillent sous le site retenu. Restons donc extrêmement vigilants ! Autre sujet d’inquiétude : le futur quartier d’artisans d’art situé au pied du château. Lancé en 2006 par la municipalité de Bernard Le Provost, ce projet devait, à l’origine, voir le jour dans un environnement architectural totalement repensé car des faiblesses structurelles avaient été détectées sur les immeubles à rénover. Arrivée aux affaires, la municipalité actuelle décida de reprendre à son compte ce projet mais en y imprimant la volonté de conserver la totalité du patrimoine bâti. Malheureusement, dès le début des travaux actuels, les faiblesses structurelles sont apparues au grand jour, nécessitant une pause de trois semaines afin de consolider le tout. Alors que la facture risque de s’envoler, prions pour que le pire n’arrive jamais… Mais déjà une autre question se profile : qui va-t-on installer dans les cellules commerciales rénovées ? Un appel d’offre a été lancé, ce qui veut dire qu’au moment de l’ouverture du chantier les décideurs lapalissois n’avaient aucune visibilité sur l’avenir de ce projet… Où en est-on à l’heure actuelle ? Personne ne le sait. Idem en ce qui concerne le maintien du Lycée Agricole Antoine-Brun pourtant réputé vital pour notre ville. Bref, vous l’aurez compris, la communication est un enjeu local et en décloisonnant l’information je suis devenu l’homme à abattre du Pays. Evoquons enfin le projet de jumelage avec la ville italienne de Pavie. Jumeler Lapalisse et Pavie, c’est un peu comme rapprocher Ajaccio de Waterloo, sachant que Sainte-Hélène a refusé l’idée de s’amouracher d’une île de beauté où il y a trop de chèvres à ses yeux et trop de bergers en cavale dans le maquis. Mais trêve de plaisanteries. Ce projet ne servira à rien, il sera coûteux et sans effets. Et puis… comment peut-on un instant envisager de donner l’accolade à Alessandro Cattaneo, maire de Pavie, qui, lors de la campagne électorale de 2009, reçut l’investiture du parti néofascisant de la Ligue du Nord ? Marianne, sauve-nous de la décadence !


La démocratie numérique étant une nouvelle hygiène politique, je vous reposerai la question de la ligne éditoriale de Palicia à l'automne.


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S. HUG


HUGSTEPHANE@aol.com