mercredi 26 octobre 2011

13 octobre 1941: le Maréchal à Périgny



Le 13 octobre 1941, le Maréchal Pétain réalisa une visite officielle à l'école communale de Périgny où, dans la salle de classe de Mme Martel, il prononça un discours diffusé en direct dans toute la France sur la politique scolaire de l'Etat Français. Au milieu d'une foule importante et accompagné par François Meunier, Maire de Périgny, le Maréchal visita ensuite le jardin scolaire de l'école avant de regagner l'Hôtel du Parc à Vichy.











Le Maréchal en compagnie de François Mercier, Maire de Périgny, et du Préfet de l'Allier.


S. HUG



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dimanche 23 octobre 2011

LES CARNETS DE BORVO : la Forterre.

La Forterre est avant tout une région naturelle située au centre-ouest du département de l’Allier, délimitée à l’ouest par la vallée de l’Allier, à l’est, par la vallée de la Besbre, au Nord par la Sologne bourbonnaise et au sud, par la plaine du Billezois. Cette région est formée d’une succession de plateaux d’origine calcaire, légèrement ondulés, recouverts d’une couverture pédologique de bonne qualité. Malgré le rayonnement mesurée de la ville de Varennes-sur-Allier (3 800 habitants en 2007) et une indéniable unité de paysage, ponctuée par des turreaux (= des buttes-témoins calcaires, c’est-à-dire des plis des strates calcaires qui affleurent à la surface), on ne peut pas dire que le sentiment identitaire fut particulièrement cultivé en Forterre. Avec l’invention des communautés de communes et des Pays, la com com de Varennes-Forterre décida de se construire un passé commun en communicant autour des fouilles archéologiques de Vouroux (faubourg de Varennes) qui ont mises au jour des fours à chaux (alimentés par le calcaire de la Forterre) et des ateliers de potiers gallo-romains.
Démographiquement, le canton de Varennes-sur-Allier possède un profil original. A la fois à cheval sur la vallée de l’Allier, couloir de densités soutenues, et le Bourbonnais des basses densités rurales, la ville de Varennes-sur-Allier, cœur de la Forterre, a perdu plus de 900 habitants entre 1982 et 2007. Au final, en vingt-cinq ans, ce canton a perdu seulement 500 habitants (15 000 habitants en 1982 contre 14 500 en 2007 soit – 4,5 % contre -15 à – 20 % de moyenne pour la plupart des cantons ruraux de l’Allier). L’hémorragie varennoise et celle de son rural profond a été partie atténuée par le dynamisme des communes touchant au Val d’Allier (Créchy, Billy, Saint-Loup). La densité moyenne (74 h/km demeure élevée sur l’échelle bourbonnaise.
Si la ville de Varennes-sur-Allier constitue le centre naturel de la Forterre, la proximité de la ville de Saint-Pourçain (8 kilomètres) et celle de l’agglomération vichyssoise (20 kilomètres) bat en brèche le rayonnement varennois. La ville offre toute une gamme de services de proximité aux populations des environs (commerces, zone commerciale de 18 enseignes, marché de terroir le mardi matin, administrations, professions médicales, notaires, collège, lycée professionnel…). Varennes-sur-Allier garde un pied dans le monde rural en organisant chaque année, deux semaines avant Pâques, l’un des derniers grands concours agricoles du Bourbonnais spécialisé dans la race charolaise (240 bêtes exposées en 2009 lors de la 152e édition de cette réunion).
L’histoire industrielle de Varennes a été longtemps dominée par l’entreprise de menuiserie Moreux créée en 1918 qui fabriqua jusqu’en 2006 du bel ameublement. A la fin des années 70, l’entreprise Moreux compta jusqu’à 700 salariés, puis déclina lentement à partir de 1985. Le déclin des Etablissements Moreux plongea le Varennois dans une réelle crise dont les effets furent en partie amortis par le développement de l’usine du Hollandais Wavin, leader européen du tube et des raccords PVC, installée en 1979 et qui finit par établir son siège social à Varennes-sur-Allier sur la Zone Industrielle de la Feuillouse en 1994. Wavin y emploie actuellement près de 400 employés. Les trois autres entreprises phares de la Zone Industrielle de la Feuillouse sont les Transports Lassalle avec 45 employés, Martel Distribution avec 30 employés et FLC (Flaconnage Logistique Conditionnement), spécialisée dans le conditionnement des cosmétiques et qui emploie une quarantaine de salariés.
Alors que sa fermeture est programmée fin 2015, l’autre point fort de Varennes-sur-Allier est la base aérienne (base n° 606)) et son unité de stockage et d’entretien du matériel de l’Armée de l’Air (détachement Air 277). Créée en 1937 grâce à l’entremise de Marcel Régnier (1867-1958), maire de Billy, sénateur de l’Allier et ministre des Finances de l’époque, cette base aérienne emploie près de 450 personnes (260 militaires, 140 civils et une cinquantaine d’emplois induits) et injuste chaque années environ 15 millions d’euros dans l’économie locale.

Longtemps bastion de gauche (Pierre Courtadon, PCF fut maire de 1989 à 2014), Varennes-sur-Allier bascula à droite au printemps 2014 avec l'élection au poste de premier magistrat de la ville de Roger Litaudon. La ville est confrontée depuis plus de trente ans à un enjeu de taille : le contournement de la ville par l’ancienne RN7. Le nouveau tracé sud devrait être mis en service à l’horizon 2015.
La Communauté de communes Varennes-Forterre a été créée en 2002 et regroupe quatorze communes (Varennes-sur-Allier, Rongères, Montoldre, Montaigu-le-Blin, Boucé, Créchy, Langy, Sanssat, Saint-Gérand-le-Puy, Tréteau, Cindré, Trézelles, Saint-Gérand-de-Vaux et Saint-Félix). Les contours de cette com com donne une image fidèle du rayonnement varennois, battu en brèche au sud par la puissance de l’agglomération vichyssoise et limité à l’ouest par le bassin saint-pourcinois. Ainsi, quatre communes occupant le flanc sud du canton de Varennes-sur-Allier (Billy, Magnet, Saint-Germain-des-Fossés et Seuillet) ont choisi d’adhérer à VVA (Vichy Val d’Allier Métropole). De même, la commune de Saint-Loup, située à l’ouest de Varennes-sur-Allier, a préféré rejoindre la com com du Saint-Pourcinois. A l’inverse, la com com de Varennes-Forterre a obtenu l’adhésion de trois communes n’appartenant pas à son canton : celle de Tréteau, appartenant géographiquement à la Forterre, (canton de Jaligny-sur-Besbre) qui a tourné le dos à la com com du Val de Besbre, celle de Trézelles (canton de Jaligny-sur-Besbre) qui pour des raisons politiques s’est détournée à la fois de la com com du Val Libre et de celle du Val de Besbre et, enfin, la commune de Saint-Gérand-de-Vaux (canton de Neuilly-le-Réal) qui, en effet, appartient plus à la zone d’influence de Varennes-sur-Allier qu’à la couronne immédiate de l’agglomération moulinoise.
Parmi les principales réalisations de cette com com, citons : le Pôle Emploi Entreprise qui rassemble en un même milieu tous les acteurs de l’emploi et de la formation, une Résidence Jeunes Oxygène (15 logements à destination des jeunes apprentis, stagiaires ou intérimaires à la recherche d’un logement), une crèche/halte-garderie Brin d’Eveil, un relais d’assistantes maternelles et la redynamisation des commerces de Saint-Gérand-le-Puy (990 habitants).


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S. HUG


dimanche 9 octobre 2011

LES CARNETS DE BORVO : le Pays de Tronçais.

Le Pays de Tronçais est tout d’abord une région naturelle située au Nord-Ouest du département de l’Allier. Cette marche historique entre Bourbonnais et Berry est occupée à près de 30 % par un couvert forestier de 14 900 hectares (l’ensemble le plus important d’Auvergne). Trois forêts domaniales sont à distinguer : la forêt de Tronçais occupe 10 500 hectares, la forêt de Soulongis 375 hectares et la forêt de Civrais 1 092 hectares (dont un tiers fait partie du territoire de la com com du Pays de Tronçais). Par ailleurs, 3 650 hectares appartiennent à des propriétaires privés (environ 24 % de la superficie totale). Les peuplements de feuillus dominent (chênes et hêtres), les résineux étant plus rares. La partie la plus noble de ce massif forestier est constituée par la futaie de Tronçais, une chênaie produisant un bois jaune paille, régulier et clair. Ce bois est réputé depuis plus de trois siècles pour produire d’excellents merrains (pièces de bois servant à la confection des tonneaux).




Propriété des Ducs de Bourbon entre le milieu du XIVe siècle et 1527 (année du rattachement du duché à la Couronne), la forêt de Tronçais fut en partie délaissée jusqu’en 1665. Cette année-là, Colbert décida de la faire borner et de la diviser en neuf gardes (= secteurs forestiers), avant de lancer, en 1670, une gestion raison de la futaie dans le but de produire du bois de marine. La sylviculture, la filière bois et le tourisme vert forment les trois activités essentielles du Pays de Tronçais. La forêt de Tronçais est également un remarquable espace cynégétique où trois rallyes subsistent encore. Par ailleurs, une trentaine de circuits de randonnée sont balisés et l’ONF organise chaque été des visites guidées du massif de Tronçais dont 1 145 ha sont classés en site Natura 2000. L’essentiel des activités touristiques proposées en Pays de Tronçais sont regroupées et mises en synergie dans un Pass’Tronçais. L’unicité et la force du paysage forestier a présidé au développement d’un véritable sentiment d’appartenance qui prit naissance sous la plume de Jacques Chevalier (La Forêt de Tronçais, notice descriptive et historique, 1913) et relayé depuis 1954 par la Société des Amis de la Forêt de Tronçais (http://www.amis-troncais.org/).
Le Pays de Tronçais possède deux têtes de faible rayonnement : Cérilly (
http://www.mairie-cerilly.fr/) 1 384 habitants en 2007 (1 820 en 1982) et Ainay-le-Château (http://www.ainay-le-chateau.fr/) 1 107 habitants. Disposant d’une zone de chalandise plutôt modeste, ces deux bourgs-centres sont concurrencé par la proximité de Saint-Amand-Montrond, située dans le département du Cher. L’une des grandes problématiques du canton de Cérilly est indubitablement celle de la déprise démographique : en 1982, ce canton comptait encore 7 700 habitants, en 2007 sa population ne s’élevait plus qu’à 6 100 habitants (- 20 %), pour une densité de 19 h/km².
Une communauté de Communes existe depuis décembre 1999. Cette structure territoriale (
http://www.pays-de-troncais.com/) a pris le relais d’un syndicat intercommunal créé en 1967 auquel étaient rattachées les communes de Vallon-en-Sully et Nassigny qui ont préféré rejoindre la com com du Val de Cher. Son territoire s’étend sur 49 500 hectares, regroupe 16 communes (Ainay-le-Château, Braize, Cérilly, Couleuvre, Hérisson, Isle-et-Bardais, Le Brethon, l’Etelon, le Vilhain, meaulne, Saint-Bonnet-de-Tronçais, Saint-Caprais, Theneuille, Urçay, Valigny et Vitray) et rassemble environ 8 000 habitants. Les réalisations économiques de la com com sont encore minimes. Huit Zones d’activités existent en Pays de Tronçais : 3 sur la commune de Couleuvre (le pôle artisanal de La Fabrique 3,5 ha avec une usine de porcelaine de 16 employés, la ZA de La Lande 1,8 ha, la ZA Rozières 2,5 ha), 2 sur la commune de Cérilly (ZA de Font Pichot 4 ha, et une Zone commerciale de 2,9 ha), la zone artisanale de la Modière sur la commune de Theneuille 2 ha, la zone intercommunale des Terres Franches sur la commune d’Urçay 0,8 ha et, enfin, la ZA de La Tuilerie, 18 ha, sur la commune de Meaulne, avec l’entreprise Berrywood, implantée en 1995, forte de 90 emplois (la plus importante entreprise de la filière bois du Pays de Tronçais).
Le projet le plus ambitieux de la com com de Tronçais est la réhabilitation du site des anciennes forges de Saint-Bonnet-de-Tronçais, créé en 1788 par Nicolas Rambourg. L’activité sidérurgique se maintint jusqu’en 1932, elle fut alors remplacée par une succession d’activités liées à la filière bois jusqu’à la fermeture définitive du site industriel en 2003. Le but de cette réhabilitation estimée à près de 10 millions d’euros est de créer un espace culturel et touristique mais aussi une réserve foncière dédiée aux activités économiques.


S. HUG


jeudi 6 octobre 2011

Chronique du haut de la palissade : couac dans la com de la majorité départementale

Le Président du Conseil Général a dernièrement effectué sa rentrée politique dans les colonnes de La Semaine de l'Allier. Tout en lançant les "Rendez-vous de l'Allier", le staff de Jean-Paul Dufrègne n'a pas manqué de préciser que quelques dossiers brûlants soulevés lors de la précédente édition des Rendez-vous étaient sur le point d'être résolus, dont celui du Lycée Antoine-Brun. Or, lors de la séance du conseil communautaire du 1er septembre dernier, le maire de Lapalisse, vice-président du Conseil Général a enfin fait part de son profond pessimisme quant à l'avenir du lycée lapalissois et affirmé qu'aucune solution n'avait pour l'heure aboutie (voir le compte-rendu de la séance mis en ligne sur le site de la com com). Au-delà de cette partition rythmée au diapason de la gaucherie, les jours du Lycée Antoine-Brun sont plus que jamais comptés.



S. HUG