mercredi 26 octobre 2016

Une grande inconnue du XIXe siècle lapalissois : la Garde Nationale

Créée en 1789, la Garde Nationale exista partout en France jusqu'en 1872. Elle fut conçue dès l'origine comme l'expression de la Nation en armes. Dans chaque ville et village, les hommes majeurs imposés avaient l'obligation de s'équiper, de s'armer et de s'entraîner. La Garde Nationale, par delà 1848, demeura donc dans les faits le reflet du régime censitaire qui l'avait vu naître. Alors que les officiers de La Garde Nationale étaient majoritairement issus des rangs des propriétaires et des professions libérales, les sous-officiers et les hommes du rang étaient quant à eux issus du monde aisé des commerçants, de la paysannerie et de l'artisanat. Si la Garde Nationale ne joua un véritable rôle militaire d'appoint que dans la Capitale et dans quelques grandes villes françaises, notamment lors d'épisodes insurrectionnels, durant son existence cette institution fut essentiellement confinée dans une fonction de parade. Pourtant, il ne faudrait pas croire que la Garde Nationale était socialement inutile, ses rénuions permettaient à ses membres de se forger une conscience de classe et de participer aux débats politiques de l'époque. 

Voici le brevet de lieutenant de la Garde Nationale de La Palisse délivré en 1816 à Jean-Claude Dauvergne, Percepteur des Contributions Indirectes du lieu. Malheureusement, nous savons très peu de choses sur la Garde Nationale lapalissoise tant ses mentions sont rares dans les archives qui nous sont parvenues. Cependant, des recherches poussées permettraient sans aucun doute de mettre en lumière les connexions qui ont existé au milieu du XIXe siècle entre cette Garde et la première compagnie de Sapeurs-pompiers lapalissois ainsi que la création, à la même époque, de la fanfare locale. 

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

mardi 25 octobre 2016

Les 5 et 6 novembre 1904, la gitane Miarka se produit au Théâtre Municipal de Lapalisse


Faute d'archives suffisantes, la programmation du Théâtre Municipal de Lapalisse est particulièrement difficile à reconstituer. Voici, tiré du Premier numéro du petit journal d'opinion Le Républicain de Lapalisse, une annonce pour le moins intéressante où l'on vante la venue de la ténébreuse Miarka et du mage Tiarko. A la confluence de la voyance traditionnelle et du mesmérisme, l'habillage scientifique de cette annonce avait plus de poids que tous les roulements de tambours des bateleurs de la place. En effet, jamais autant qu'à la Belle Epoque, la population française ne fut aussi passionnée par la science que l'on n'hésitait pas à mettre en scène. Travestir les vieilles pratiques de  voyance sous l'apparence du scientisme ambiant était gage de remplir toute une salle. 





S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com

mercredi 12 octobre 2016

Chronique du haut de la palissade : qui va payer l'addition ?

Parlons des choses qui fâchent et qui ne doivent plus être dites à mots couverts. Dernièrement, l'ignoble Mentagne titrait "Retours élogieux pour le Son et Lumières", il aurait été plus juste d'écrire "Débours monstrueux pour le Son et Lumières". Même si je maintiens que ce projet est une bonne idée, son montage financier s'avère au final calamiteux. En effet, pour, au minimum, équilibrer le budget du spectacle, ses promoteurs sont dans l'attente d'une subvention européenne... Le déficit s'élève à un peu plus de 10 000 euros. Que dire devant tant d'incompétence économique ! On connaissait déjà l'idée lumineuse d'élever une Maison de Santé sur un sol pollué, voici désormais que l'on construit des projets sur du sable. Dès le départ, la mise en adéquation entre investissements, prix des places et capacité d'accueil ne fut donc pas assurée. Quand on sait que des gens qui se targuent d'être des chefs d'entreprise locaux ont participé au suivi financier de ce projet, il y a de quoi être inquiet pour l'avenir.  Si la subvention Leader n'est pas validée, qui devra payer ? Va-t-on encore mettre à contribution la réserve parlementaire du député Charasse pour continuer à faire croire que les radicaux sont des gestionnaires avisés ? Ira-t-on jusqu'à faire appel à la solidarité citoyenne ? Une fois de plus l'argent du contribuable risque d'être utilisée pour combler les pertes d'une entreprise à caractère privé. Bien entendu, j'entends déjà d'ici les ramasse-miettes locaux prendre la défense du Maire et Président de la Com com en avançant que l'Embouteillage génère des bénéfices, preuve que nos élus sont donc capables de porter des projets économiquement viables. Certes, mais comparons ce qui est comparable : l'Embouteillage est un événement gratuit pour le public venant y assister et qui ne nécessite qu'une mise de fonds limitée. Qu'adviendra-t-il lorsque que ce modèle sera essoufflé et n'attirera plus autant de monde ? Dès qu'il s'agit de prévoir, l'incompétence commence à poindre.
Une chose est sûre pour pérenniser le spectacle Son et Lumières il faudra revoir la copie et vite !

S. HUG

HUGSTEPHANE@aol.com